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Un faussaire ne verse que dans la contre-vérité en donnant à ses créations des faux airs d'authenticité...

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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
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    LIVème Chapitre
    UN MILLIARDAIRE PORTUGAIS DANS LA TOURMENTE
    31 Mai 2019

    L'homme d'affaires et collectionneur portugais José Manuel Rodrigues Berardo dont la fortune était estimée à 1,8 milliard de dollars en 2008 s'est retrouvé en situation délicate en devant désormais près d'un milliard d'euros à trois banques, dont la Caisse des dépôts de son pays.

    Convoqué devant une commission d'enquête du Parlement, Berardo, 75 ans, s'est montré narquois face aux députés  et pas disposé à reconnaître ses malversations en provoquant l'indignation de l'opinion publique pour inciter le gouvernement à songer de lui retirer ses décorations de commandeur et grand croix de l'ordre de l'infant Don Henrique.

    Sa collection d'art du XXe siècle est exposée depuis 2006 au Centre Culturel de Belem à Lisbonne dans le cadre d'un accord avec l'État portugais qui s'est engagé à prendre en charge les frais de fonctionnement et la maintenance du  bâtiment en contrepartie du dépôt des œuvres.,l'État portugais pouvant décider de lever l'option d'achat fixée à 316 millions d'euros par une évaluation de la maison de vente Christie's.

    REDECOUVERTE D'UNE RARE PIECE DE JEU D'ECHEC DU MOYEN ÂGE

    Une famille d'Edimbourg a découvert dans un tiroir une rare pièce d'échec du Moyen Âge provenant d'un jeu constitué de 93 personnages découvert sur l'île de Lewis en 1831 que leur aïeul avait achetée chez un antiquaire pour 5 livres sterling en 1964.

    Montrée pour être estimée à un spécialiste de Sotheby's qui n'en a pas cru ses yeux, cette pièce en ivoire de morse patiné par le temps de 8,8 cm de hauteur représentant un garde avec un casque, une épée et un bouclier pourrait atteindre plus d'un million de livres dans une vente aux enchères alors qu'il manque encore quatre autres pour compléter ce rare jeu.

    Le célèbre jeu de Lewis est considéré comme un important symbole de la civilisation européenne et a inspiré certains passages du livre « Harry Potter et la Pierre philosophale » alors que la mère du détenteur de cette pièce avait été intimement persuadée de son caractère magique en la conservant précieusement dans un tiroir.

    DECOUVERTE DE PEINTURES MURALES A LA MAIRIE DE SAINT-BRIEUC

    Recouvertes par une tapisserie, au moins quatre œuvres du peintre breton Marcelin Jean Botrel ont été mises au jour dans la mairie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) lors de travaux qui n'ont pu être stoppés à temps puisque l'une d'elles a été détruites par les ouvriers.

    RIEN NE VA DANS LE BON SENS POUR LE SALVATOR MUNDI DE VINCI

    La controverse au sujet de l'authenticité du tableau « Salvator Mundi » donné à Léonard de Vinci a été loin de s'éteindre suite à la déclaration de la conservatrice du Metropolitan Museum de New York précisant qu'avant de le vendre au prix faramineux de 450 millions de dollars, Christie's avait faussement prétendu qu'elle figurait parmi les spécialistes du peintre qui l'avaient sans conteste attribué à la main de l'artiste.

    Experte des œuvres de Vinci, Carmen C. Bambach, qui est également conservatrice pour les dessins et gravures du Met, a tenu à préciser qu'elle pensait en réalité qu'une grande partie de l'œuvre avait été exécutée par Giovanni Antonio Boltraffio, un des assistants de l'artiste qui s'était en fait contenté de le corriger légèrement, comme elle le précise d'ailleurs dans son livre à paraître le 25 juin sur ce dernier.

    Elle a également souligné qu'en aucun cas elle avait suggéré à la National Gallery de Londres qu'elle était d'accord avec l'attribution de ce tableau à Vinci lorsqu'elle l'avait examiné en 2008 alors que le musée l'avait emprunté trois ans plus pour le montrer lors de l'exposition intitulée « Léonard de Vinci, Peintre à la cour de Milan », co-organisée par Luke Syson devenu par la suite directeur du département de la sculpture européenne et des arts décoratifs au Met avant de diriger le Musée Fitzwilliam de Cambridge.

    Elle s'est donc déclarée surprise que la National Gallery l'ait contactée au début du mois de mai en cherchant à obtenir son accord pour figurer dans la liste des spécialistes qui avaient vu le tableau en 2008 alors qu'à l'époque, on ne lui avait pas demandé ce qu'elle en pensait.

    Dans son catalogue publié avant la vente de l'œuvre, Christie's avait pourtant indiqué que Carmen Bambach figurait parmi les experts qui l'avaient attribuée à Vinci en ajoutant qu'il y avait un large consensus pour dire qu'elle avait été peinte par ce dernier.

    A la lumière de cette déclaration, on comprend mieux pourquoi l'œuvre achetée en 2017 par le prince Badr bin Abdullah, ministre de la Culture d'Arabie saoudite considéré proche du prince héritier bin Salman, n'a pas été montrée depuis au public alors que le Louvre ne la présentera probablement pas lors de son exposition phare sur Vinci l'automne prochain du fait que ses conservateurs songeraient à être prudents quant à son attribution.

    DES MONNAIES DU XVe SIECLE TROUVEES A DIJON


    Des archéologues de l'Inrap ont trouvé en janvier 2019 une trentaine de pièces en argent et en or ainsi qu'un superbe bijou pendentif dans le sol d'une maison du centre de Dijon, datant de la fin XVe siècle, près de l'église Saint Bégnineuée  construite sur les vestiges d'un cimetière du 4e siècle dans un quartier avait été rattaché à la ville 300 ans pltard.

    Le dépôt consiste en une série de 34 monnaies, dont 10 en or, le reste en argent qui était contenu dans une petite boite en bronze dont quelques vestiges ont subsisté. Un pendentif en or émaillé (vert et blanc) comportant les lettres V et C  accompagne le dépôt.

    Ce trésor a été trouvé à l'occasion d'un diagnostic archéologique réalisé avant la construction d'un immeuble.« Avec cette somme, un petit artisan ou un ouvrier de Dijon aurait vécu longtemps. Mais pour un marchand vivant dans le luxe, c'était un pécule secondaire », a expliqué Stéphane Alix, responsable scientifique à l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).Ce dépôt est d'un grand intérêt numismatique car certaines monnaies qui étaient agglomérées par un encroûtement minéral sont rarissimes. Celles-ci avaient été frappées entre 1432 et 1492, période durant laquelle Charles Le Téméraire avait perdu la Bourgogne au profit du royaume de France.

    On pense que lors de cette époque troublée, le marchand avait caché ces monnaies dont certaines provenaient des Flandres  et surtout d'Italie, la plus récente étant une pièce d'or à l'effigie du pape Innocent VIII (1484-1492) alors que celles-ci, notamment une seule à l'effigie de Louis XI, avaient été frappées en dehors de la Bourgogne (Brabant, Duché de Savoie, Palatinat, Milan, Ferrare ou Venise) avec une large proportion de testons en argent de Milan

    UN ARTISTE FARFELU

    Un artiste du nom de Thierry Armand a mis en vente sur E-Bay un tableau abstrait de sa main daté de 2018 au prix de départ de 7,5 millions d'euros, pas moins. Envie de faire le buzz avec sa croûte ou trouver un pigeon, c'est selon mais on peut parier qu'e son oeuvre restera invendue.

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