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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • 1301/1346
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    LIVème Chapitre
    LE SALVATOR MUNDI DE VINCI NE SERA PROBABLEMENT PAS EXPOSE AU LOUVRE
    28 Mai 2019
    Le Musée du Louvre n'aura vraisemblablement l'occasion de présenter le Salvator Mundi de Léonard de Vinci vendu au prix record de 450 millions de dollars chez Christie's en 2017 lors de sa grande exposition consacrée à l'artiste florentin vu que les conservateurs du musée n'ont pu s'accorder pour déterminer si le tableau représentant le Christ Salvateur était de la main de l'artiste ou d'un de ses assistants.

    Ceux-ci ont donc préféré inclure le tableau dans leur exposition comme une oeuvre de Vinci et de son atelier, ce qui aurait pour conséquence de dévaluer grandement sa valeur pour son acheteur dont a pensé qu'il s'agissait du prince héritier Mohammed bin Salman d'Arabie saoudite, lequel ne serait pas disposé à le prêter sous cet intitulé de peur de perdre définitivement  plus de 400 millions de dollars sur ce qu'il avait déboursé.

    Martin Kemp, qui vient de faire paraître un livre titré « Léonard par Léonard » après avoir consacré l'essentiel de sa carrière à l'artiste, a déclaré pour sa part qu'il était devenu de bon ton de descendre en flammes une œuvre redécouverte surtout s'il s'agit d'un tableau de Vinci alors que pour lui le « Salvator Mundi » est sans conteste de sa main.

    Selon ce spécialiste, aucun copiste ou suiveur n'aurait été en mesure de réaliser une telle oeuvre ou comprendre sa formulation, nonobstant le fait que nul autre que Vinci n'aurait pu peindre une chevelure ondulante à la manière du mouvement turbulent de l'eau ou rendre si superbe le globe de cristal qu'il tient dans la main et même si la barbe du Christ a été abrasée par le temps, on peut voir encore les mouvements du pinceau, sans compter la présence de la marque de son pouce en divers endroits pour mélanger des pigments,  si caractéristiques de la technique de l'artiste, ce que des assistants ou des suiveurs ne faisaient pas.Quant à savoir pourquoi le tableau n'avait pas refait surface depuis sa vente, Martin Kemp a répondu qu'il en ignorait les raisons mais que quoi qu'il en soit, le tableau n'en demeure pas moins un chef d'œuvre.

    Aux dernières nouvelles,  le tableau de Vinci serait accroché depuis son achat sur le « Serene »,  le yacht du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane, lequel aurait l'intention de l'exposer dans un centre culturel de la région d'Al-Ula, une fois qu'il sera achevé.

    LE PATRIMOINE ITALIEN EN PERIL

    Des centaines de monuments historiques italiens sont menacés de disparaître si rien n'est fait pour les préserver, comme la célèbre grotte de la falaise San Marco en Sicile dont les parois sont ornées de fresques byzantines montrant Jésus, la Vierge Marie et plusieurs saints.

    Il s'agit là d'un des premiers oratoires de ce genre créé par des moines au 9e siècle mais au bout de plus de mille ans, les fresques ont été abîmées en restant abandonnées aux quatre vents tandis que n'importe qui peut y entrer sans compter que d'autres sites de la péninsule sont dans un état déplorable en raison d'un manque cruel d'argent pour les restaurer.

    A 100 km de la grotte, se trouvent les ruines d'une ancienne carrière grecque du 6e siècle avant notre ère dont les extractions de marbre avaient servi à construire des cités et des temples comme ceux de Selinunte, dans la province de Trapani où des colonnes et des chapiteaux jonchent le sol depuis l'invasion des Carthaginois qui avaient accosté sur les côtes de Sicile en 409 avant J.-C., un site resté à la merci des pillards qui l'ont dévasté durant des siècles pour s'emparer de ses trésors archéologiques alors qu'il aurait pu être transformé en musée afin d'attirer des millions de visiteurs.

    On trouve également en Sicile la nécropole de Pantalica, un des plus importants sites protohistoriques du monde classé au patrimoine mondial de l'UNESCO où nombre de tombes remontant jusqu'au 13e siècle avant notre ère ont été recouvertes de tags alors que le ministère de la Culture aurait prendre des mesures pour mieux la protéger.

    Par ailleurs, des milliers d'églises dans le pays ont été laissées à l'abandon ou expropriées en devenant la proie de vandales après l'invasion des troupes françaises de Napoléon tandis que d'autres ont été détruites par des tremblements de terre.

    Un visiteur avait noté au début du 19e siècle qu'il y avait plus d'églises à Naples qu'à Rome et sur les 200 restantes à présent, 75 sont complètement abandonnées ou fermées, comme celle de la Scorziata, bâtie en 1579, qui comprenait de nombreuses peintures, notamment la copie d'une toile du Caravage intitulée « San Giovanni », qui ont toutes été pillées et dont l'intérieur est ravagé alors que d'autres édifices en ruines attirent encore des centaines de curieux venus contempler des voûtes en partie effondrées et des autels recouverts de végétation qui les rendent aussi exotiques que les temples du film Indiana Jones.

    Armé d'un appareil photo, Frederico Limongelli, 35 ans, a passé tous ses week-ends à visiter ces églises délaissées après avoir créé sur Facebook une page appelée Tresori abbandonati, pour dénoncer cet état de fait alors que l'Italie compte aujourd'hui plus de 6000 localités fantômes, dont plusieurs datent du Moyen-Âge, comme le village de Pattraricca, près de la source du fleuve Arno, où 25 maisons ont été mises en enchères au prix de départ de 2,5 millions d'euros.

    LES PAYS-BAS RESTITUENT DEUX TABLEAUX AUX HERITIERS D'UN COLLECTIONNEUR JUIF

    Le Comité de restitution néerlandais s'est prononcé en faveur de la restitution de deux tableaux du siècle d'or hollandais  aux héritiers de Jacob Lierens, un homme d'affaires juif et collectionneur d'art qui fut spolié et déporté par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.

    Depuis plusieurs années, les Pays-Bas ont reçu plusieurs demandes de restitution qui n'ont pas toujours été satisfaites, comme celle de trois descendants de l'homme d'affaire et collectionneur Emmanuel Lewenstein concernant une peinture de Wassily Kandinsky datée de 1909 et représentant des maisons.

    Ces héritiers anonymes avaient introduit en 2013 une requête devant le comité en arguant que le tableau avait été vendu aux enchères au Stedelijk Museum sous la contrainte par Robert Lewenstein, le fils d'Emmanuel Lewenstein, et sa femme Irma Klein en octobre 1940, cinq mois après l'invasion des Pays-Bas par l'Allemagne, mais celui a refusé leur demande en novembre 2018 en estimant que le musée n'était pas obligé de leur restituer la peinture.

    Bien que la vente du tableau ait pu être reliée au contexte de l'occupation nazie, le comité a établi qu'elle était en partie due à la détérioration de la situation financière de Robert Lewenstein et Irma Klein avant l'invasion allemande alors que rien n'a indiqué qu'ils aient approché après la guerre les responsables du musée pour leur demander de restituer le tableau, même si on pouvait raisonnablement supposer qu'ils savaient que l'oeuvre s'y trouvait.

    Au moment de la demande initiale des héritiers, le Stedelijk Museum avait déclaré que la vente était volontaire et que le musée avait acquis la toile de bonne foi lors d'une vente aux enchères. "Nous sommes conscients que cela est pénible pour les requérants et que ce tableau sera toujours associé à une histoire douloureuse", a admis le directeur par intérim du musée Jan Willem Sieburgh.


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