Le sceau du roi écossais Robert Bruce utilisé au 14e siècle par l'Abbaye de Dunfermline pour sceller des documents douaniers sous son autorité pourrait bien risquer d'être exporté de Grande-Bretagne si un acheteur britannique ne parvenait pas à réunir les 151 500 livres sterling nécessaires pour l'acquérir.
Le gouvernement britannique a ainsi bloqué jusqu'au 21 juin l'exportation de ce sceau royal datant de 1322 qui pour l'Ecosse est d'importance historique puisque Robert Bruce devint une légende après avoir défait les Anglais à la bataille de Bannockburn, près de Stirling, huit ans plus tôt.
Robert Bruce avait mené une longue guerre d'indépendance contre le roi Edward 1er avant de vaincre l'armée de son fils Edward II, une victoire de première grandeur pour les Ecossais dont les indépendantistes firent leur fer de lance lors du référendum sur leur séparation d'avec le Royaume-Uni organisé en 2014 pour marquer le 700 e anniversaire de cette bataille.
En dépit du symbole que ce sceau représente pour les indépendantistes, le gouvernement de Westminster a mis les questions politiques de côté pour tenter de sauver ce trésor national, un des rares en lien direct avec Robert Bruce.
Ed Vaizey, le ministre de la Culture, a ainsi reconnu que ce sceau irremplaçable devait être conservé en Grande-Bretagne. Sur sa partie supérieure figure l'effigie de Sainte Margaret, la fondatrice de l'abbaye de Duufermline avec en bas les armes royales d'Ecosse. Son association avec cette abbaye jette une lumière particulière sur la façon dont Robert Bruce déléguait son autorité tandis que sa grande qualité laissé suggérer qu'il aurait été fabriqué par un maître-artisan français.
Après la saisie chez Christie's de sculptures indiennes soupçonnées volées, le FBI a mis la main le 21 mars sur une tête gandhara du 2e siècle lors d'un envoi dans un entrepôt sous douane à New York avant de confisquer le lendemain une statue afghane.Ces saisies ont coïncidé avec la manifestation annuelle Asia Week de New York particulièrement surveillée par les autorités soucieuses de juguler les trafics d'antiquités.
GALARTIS OU L'ART DE LA BOURDE
La maison de vente suisse Galartis a manqué plutôt de sérieux en menaçant durant des semaines un acheteur français de poursuites alors que ce dernier avait dûment payé son acquisition lors d'une vacation organisée au début de l'année.
Durant près de trois semaines, la maison de vente a refusé d'entendre les explications de son acheteur qui avait été débité de son achat réglé en carte bleue en continuant à prétendre que son règlement ne lui était pas parvenu avant de lui présenter finalement ses plus plates excuses après avoir constaté que son paiement avait été attribué à un autre client.
N'ayant guère apprécié cette bourde après avoir subi des menaces jugées humiliantes, l'acheteur a rejeté les excuses de la maison de la vente qu'il a traitée d'incompétente.
OU EST DONC PASSE LE CRÂNE DE SHAKESPEARE ?
Une longue enquête effectuée dans la tombe du célèbre dramaturge William Shakespeare mort en 1616 a permis de déterminer que son crâne avait été volé à la fin du 18e siècle, confirmant ainsi une information parue dans le magazine Argosy en 1879 selon laquelle des chasseurs des primes s'en étaient emparés en 1794.
Semblant trop petite pour contenir un adulte, la tombe en question située dans l'église de la Sainte Trinité de Sratford-sur-Avon avait déjà longuement fait débat parmi les historiens et archéologues mais en fait, ceux-ci avaient été trompés par la taille restreinte de la pierre tombale ne mentionnant aucun nom et seulement une citation maudissant celui qui oserait toucher à la dépouille inhumée là. Bref, sans l'ouvrir, selon les voeux de Shakespeare, l'équipe de lKevin Colls, archéologue de l'université du Staffordshire, a utilisé un scanner et un radar pouvant pénétrer (GPR) le sol pour examiner son contenu et parvenir à une telle conclusion.
Les pillages de tombes d'hommes célèbres étaient cependant assez courants aux 17e et 18e siècle car les gens désiraient avoir leur crâne pour essayer d'analyser et voir ce qui en avait fait des génies.
Tout comme d'autres membres de sa famille, notamment son épouse Anne Hataway, Shakespeare avait été enterré dans un drap dans une tombe peu profonde, selon l'analyse au scanner qui n'a pas repéré de clous pouvant sceller un cercueil alors que des rumeurs ont longtemps fait croire que son corps se trouvait dans l'église Saint Leonard de Beoley, à 25 kilomètres de Straford, mais les analyses effectuées à cet endroit, ont démontré que le crâne figurant dans cette tombe était celui d'une femme de 70 ans.
Des réparations étaient apparentes au coin supérieur de la tombe, ce qui laissait entrevoir qu'elle avait été ouverte et que son crâne avait été volé pour le compte d'un quidam qui avait peut-être voulu revivre à sa manière la célèbre scène de "Hamlet" où on voit le personnage principal de la pièce jouer avec le crâne de Yorick. Pour sa part, le diacre de l'église de la Sainte Trinité n'a pas voulu savoir si le crâne se trouvait ou pas dans cette tombe en disant qu'il veillerait à ce que le repos éternel du dramaturge soit respecté.
UN PICASSO VOLE IL Y A 15 ANS RETROUVE SA PLACE AU MUSEE POMPIDOU
Quinze ans après sa disparition, "La Coiffeuse", une toile cubiste de Picasso, a officiellement retrouvé ce 24 mars sa place sur les murs du musée d'art moderne du Centre Pompidou, à Paris. Estimé à 15 millions de dollars, le tableau a été retrouvé en décembre 2014 par les douanes américaines à Newark, près de New York. Très endommagé, il a dû subir une restauration de plus de cinq mois avant de pouvoir être de nouveau présenté au public. Le responsable du vol n'a jamais été identifié.