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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 51/1346
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    XXVème Chapitre
    Le retour d'un dangereux prédateur
    jour574.html
    Cet article se compose de 2 pages.
    1 2
    Mauvaise nouvelle, Stéphane Breitwieser, ce fou d'art un genre particulier qui joua les prédateurs dans de nombreux musées en France et Europe en volant de magnifiques objets d'art et tableaux pour se constituer une collection de rêve sans débourser un centime, a refait surface après quatre années d'emprisonnement.

    Ce malade de la fauche a profité de son séjour à l'ombre pour écrire un livre et stigmatiser au passage les musées dont les systèmes de protection sont pour la plupart nuls, ce qui lui a donné l'occasion d'être invité sur des plateaux de télévision pour raconter son histoire qui, loin d'être édifiante, a dû rappeler de mauvais souvenirs à bon nombre de ses victimes..

    C'est ainsi qu'il a prétendu être guéri de son vice qui avait notamment poussé sa mère à détruire de nombreux objets ou à les jeter dans le Rhin en apprenant ses méfaits mais cela ne l'a bizarrement pas empêché d'aller voler un vêtement de luxe peu après sa sortie de prison pour faire plaisir, a-t-il dit, à sa nouvelle compagne. Une erreur qu'il a affirmé regretter lors d'une émission animée par Laurent Ruquier.

    Poussé dans ses retranchements par les invités de cette émission, il n'a toutefois pas révélé que lors de ses expéditions, il avait été dans des boutiques des Puces de Saint-Ouen dérober des objets dans des vitrines avec l'aide de sa petite amie d'alors, laquelle détournait l'attention des marchands en leur présentant des tableaux à expertiser pendant qu'il opérait avec science pour ouvrir celles-ci subrepticement. A l'évidence, ces objets étaient loin d'avoir la valeur de ceux qu'il volait dans des musées, ce qui a donné à penser qu'il les revendait pour assurer sa subsistance.

    Breitwieser pourrait bien être responsable des disparitions d'un tableau de Corot au Louvre et d'un Sisley au Musée des Beaux-Arts d'Orléans vraisemblablement revendus à des acheteurs liés à la mafia russe. D'abord incarcéré en Suisse pour au moins un vol commis dans ce pays, il avait notamment adressé une lettre à son ex-petite amie qui venait de le quitter pour un autre en la menaçant bizarrement de représailles de la part de la mafia moscovite tout en se glorifiant de nombreux forfaits jusque là ignorés. Difficile alors de croire que c'était par pur plaisir qu'il avait commis ses innombrables vols.

    Passer à la télévision a permis à Breitwieser de fanfaronner mais cela l'a amené à montrer son vrai visage, c'est à dire celui d'un bonhomme doté en fait d'un esprit étroit en dépit de son air cabotin. Désireux de se valoriser à tout prix, il a semblé cynique et pathétique à la fois.

    Ayant eu la chance de ne pas se faire prendre durant des années, ce qui au fil du temps avait décuplé son audace tout en lui procurant un sentiment d'impunité, ce personnage a finalement montré face à la caméra l'image d'un raté invétéré en débitant un discours farfelu qui n'a trompé personne. Bref, pour attirer l'attention des autres, il suffit aujourd'hui de sortir de la légalité pour éviter de ramer durant des lustres lorsqu'on espère atteindre la célébrité.

    Il a donc semblé pour le moins regrettable pour les médias d'accorder autant de publicité à un tel prédateur qui de surcroît a eu un comportement criminel en privant des dizaines de musées de pièces uniques qui avaient survécu durant des siècles pour porter témoignage de la richesse du patrimoine européen. Quatre ans de prison, cela n'a pas été cher payé pour Breitwieser qui aurait dû subir une peine plus lourde pour ses méfaits.

    Dimanche 8 octobre 2006, les chineurs levés tôt aux aurores ont fait pour la plupart chou blanc à la foire à la brocante de Garches qui a ressemblé à un triste royaume de la drouille. Les temps ont bien changé car naguère, ceux-ci repartaient rarement les mains vides de cet endroit.

    Ce vendredi 13 octobre 2006 a été présenté comme le jour de la chance pour les joueurs, ce qui a poussé un audacieux à pousser les enchères jusqu'à 5 200 euros au marteau salle 15 à Drouot pour une petite huile représentant une femme rondouillarde affublée de binocles et portant la signature de Manet. Le téméraire a joué gros car les chances de faire authentifier son acquisition sont plutôt quasiment nulles depuis la mort de Daniel Wildenstein qui fut le spécialiste patenté du peintre. A 500 euros, le jeu en valait à chandelle à dix fois cette somme l'acheteur a eu de quoi se brûler.

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