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Le journal d'un fou d'art

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XIXème Chapitre
Une affaire d'impression
01 Juillet 2003
Cet article se compose de 2 pages.
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Vendredi 25 juillet, les chineurs qui sont encore à Paris ont de plus en plus l'impression que le marché aux Puces de Saint-Ouen est en phase de perdition car nombre de marchands, dépourvus de recettes, n'arrivent plus à obtenir de pièces intéressantes.

Victime de la crise économique, le marché de Saint-Ouen est en sommeil depuis des mois et l'espoir s'est vite amenuisé de le voir redevenir le lieu mythique qu'il a été.

C'est une longue agonie qui s'amorce donc pour les Puces qui n'attirent plus qu'un petit contingent de fidèles qui sont appelés à disparaître dans une décennie ou deux alors que les jeunes chineurs ne sont pas assez nombreux pour les remplacer.

Dans l'après-midi, un courtier me donne rendez-vous pour présenter à un galeriste réputé un tableau fauve signé de Raoul Dufy, une belle vue de la plage du Havre démunie cependant d'un certificat d'authenticité. Rendez-vous pris, le galeriste trouve l'œuvre très intéressante mais sans l'avis de l'experte patentée de l'artiste il ne l'achètera pas.

Ayant adressé par e-mail à la spécialiste une photo de cette huile et dans l'attente de son verdict, le grand marchand me dresse un tableau sombre de la situation et me dit craindre des jours amers pour sa profession.

« Il n'y a pas le plus petit signe d'une reprise et à ce train-là, nombre de mes confrères vont finir par couler. J'ai moi-même en réserve un stock de près de 5 000 tableaux qui sont pour l'instant devenus invendables », me déclare-t-il tout en cherchant à savoir si je suis plus optimiste que lui.

Je lui réponds que j'ai la conviction que le marché de l'art ne connaîtra pas d'embellie avant le mois d'avril 2004 à condition de voir le cours du dollar remonter et la courbe du chômage baisser.

« Cette situation est devenue insupportable surtout qu'il faut faire face à de lourdes charges mais le plus grave est qu'on ne trouve pratiquement plus rien de valable à acheter au point qu'on finit par friser l'angoisse. Si le plaisir n'est plus au rendez-vous, il y a de quoi se faire du mouron », ajoute-t-il en arborant une mine renfrognée qui en dit long sur son moral actuel.

La réponse de la spécialiste de Raoul Dufy interrompt notre petite conversation. A son avis, le tableau semble dater de 1906 mais n'est pas de la main de l'artiste, à moins, susurre-t-elle ironiquement au téléphone, que son propriétaire soit en mesure de lui fournir un certificat d'authenticité rédigé noir sur blanc par Dufy lui-même.

Le courtier qui m'a demandé de prendre contact avec le galeriste est déconfit et marmonne qu'il obtiendra les documents nécessaires pour prouver que la provenance de ce tableau, à ses dires solidement établie, balayera les doutes de l'experte, ce qui m'amène alors à lui souhaiter bonne chance car il lui faudra trouver un argument-massue pour lui faire changer d'avis.

Samedi 26 juillet, promenade matinale au marché de Vanves, bien plus vivant que celui de Saint-Ouen mais guère mieux achalandé. Pourtant, au milieu de centaines de drouilles exposées sur les trottoirs, Michael « Le puits de science » a trouvé un portrait peint sur toile qui pourrait l'amener sur la piste de Cézanne quoique celle-ci soit semée d'embûches au niveau de l'expertise.

« Dodo la marmotte » s'est contenté pour sa part de circuler sans but précis d'un étal à l'autre, l'esprit probablement occupé par ses derniers petits déboires.

Pas toujours aussi endormi, il avait chiné cinq œuvres, pas moins, qu'il pensait être de Renoir. Ayant sollicité l'Institut Wildenstein pour les expertiser, le brave rêveur s'était vu demander de faire réaliser des ektas pour deux d'entre elles mais l'affaire en était restée là.

Dépité, il cherche à présent à se débarrasser de ses trouvailles en critiquant vertement la décision de l'Institut Wildenstein d'appliquer un forfait de 1000 euros pour toute présentation d'œuvre à expertiser. « 1 000 euros pour prendre rendez-vous… Je préfère les conserver pour chiner », dit-il en balayant l'air de sa main.

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