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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 51/1346
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    XIIème Chapitre
    Pataquès à Vallès
    01 Décembre 2001
    Cet article se compose de 2 pages.
    1 2
    Pour le benjamin des « Beatles » c'était le cannabis et les clopes qui ont fini par le griller. Pour Malraux, c'était l'opium. Pour les coureurs cyclistes, c'est le «Pot Belge» ou l'EPO. Pour d'autres sportifs, la caféine, l'éphédrine ou la nandrolone. Pour les « Golden Boys », certains hommes politiques, membres de le jet-set, présentateurs de télévision, artistes, galeristes ou mannequins c'est la coke. Pour des étudiants, c'est l'amphétamine et d'autres excitants ou pour certains élèves du lycée Henri IV un mélange de haschisch et de Guronsan qui les fait tomber de leur mât de "co-Khâgne" pour au moins dix jours. Pour certains antiquaires, brocanteurs, femmes au foyer débordées, policiers ou gendarmes mal aimés, chauffeurs de bus stressés, convoyeurs de fonds sur le perpétuel qui-vive, chômeurs de longue durée, directeurs ou employés assis sur des sièges éjectables, ce sont des tranquillisants de toutes sortes. Pour d'autres, c'est l'alcool, la marijuana, l'héroïne ou les drogues hallucinogènes. Pour moi, c'est l'art pour ne pas avoir le cafard et ce sont les mots pour échapper aux maux du quotidien.

    Etonnement, attroupement, la foule des chineurs a formé un cercle autour des protagonistes qui semblent prêts à en découdre. Certains se frottent les mains à l'idée d'être aux premières loges pour ce beau pugilat à venir, d'autres sont stupéfaits d'assister à une telle scène. Hurlements, nouvelles injures, poings levés. Moment de flottement. Subitement, la tension tombe et les adversaires s'en vont chacun de leur côté après ce face-à-face tumultueux. Dépit des uns, soulagement des autres, l'empoignade n'aura pas lieu.

    Le manque manifeste de bonne marchandise, tant aux Puces qu'à Drouot, donne ainsi naissance à des « Ben la dèche » qui deviennent aigris de ne plus pouvoir s'approvisionner correctement, d'attendre désespérément la venue de clients et de voir alors avec inquiétude leur niveau de vie baisser dangereusement. A ce compte-là, ce sont surtout les grands marchands, confrontés à des charges énormes, qui sont le plus exposés. L'un d'eux, au détour d'une allée du marché Paul Bert, me déclare qu'il éprouve les pires difficultés pour maintenir le cap.

    Il est bien loin le temps où des chandeliers en bronze du XVIe siècle étaient envoyés à la casse et où des curés sciaient ingénument des sculptures du Moyen-Âge parce que ces objets étaient encombrants. Tout ce qui semblait futile finissait ainsi au grenier puis souvent à la décharge.

    Un vieil antiquaire autrefois brocanteur vient de me raconter qu'il y a encore trente ans, il trouvait d'incroyables trésors dans des bennes à gravats, comme ce siège estampillé J.B Séné jeté devant un immeuble de la rue Scribe, alors que par ailleurs, il avait plus d'une fois arrêté le bras d'un ouvrier employé dans une société de récupération de métaux qui s'apprêtait à détruire une sculpture à coups de marteau.

    Son père était couvreur, un métier qui pouvait servir de tremplin pour devenir brocanteur puisque lorsqu'il refaisait un toit, les gravats de la couverture tombaient dans le grenier, ce qui conduisait le propriétaire de l'habitation à lui demander de tout débarrasser.

    « On ramenait ainsi à l'atelier les gravats mais aussi le contenu du grenier qui comprenait parfois d'incroyables trésors », m'a révélé ce marchand en soulignant qu'à cette époque, de nombreux brocanteurs avaient de la sorte permis de sauver de la destruction une énorme quantité d'œuvres d'art appelées à finir dans des décharges.

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