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CPE, banlieues, crise économique, la France va mal
01 Mars 2006



Ce n'est pas le temps maussade ni l'hiver exceptionnellement long qui ont freiné le marché de l'art durant le premier trimestre de 2006 mais plutôt la baisse du pouvoir d'achat chez de nombreux petits collectionneurs tout autant que le manque flagrant de bonnes pièces proposées dans les ventes aux enchères sans oublier que le climat social a été loin d'être au beau fixe.

En fait, la France s'est retrouvée socialement coupée en trois, avec ceux qui ont un emploi, ceux qui n'en retrouvent plus et ceux qui n'en trouvent pas. Confrontés à la hausse des prix, à la baisse de leur qualité de vie et à la crainte du lendemain, les Français n'ont plus vraiment le moral alors que les jeunes de tous bords ont tendance à voir leur avenir bouché.

Les troubles qui ont secoué les banlieues durant l'automne 2005 avaient déjà permis de révéler le désarroi des jeunes issus de l'immigration devenus les laissés pour compte de la société, la question étant notamment de savoir comment intégrer socialement des individus démunis d'un niveau d'éducation acceptable et de surcroît peu réceptifs à la notion de citoyenneté qui, en plus de leurs origines, souffrent d'un handicap majeur pour entrer dans la vie active.

Les manifestations des étudiants contre le contrat de première embauche (CPE), cette convention précaire de deux ans durant lesquels un patron aura le loisir de licencier tout employé lié par celle-ci, a montré que le malaise, loin d'être limité aux banlieues, était en fait général et par là, inquiétant au point que des analystes ont évoqué le risque d'une guerre civile, certains estimant sans forfanterie qu'elle serait la seule solution pour vraiment remettre le pays sur les bons rails.

Dans ce contexte, les acheteurs sont devenus très sélectifs sur le marché de l'art qui ne sort son épingle du jeu qu'à travers des achats spéculatifs, ce qui confirme quelque part le trouble actuel, les pièces de qualité moyenne étant fortement délaissées.

Les bons résultats affichés par le marché de l'art français en 2005 ont été plutôt un leurre, une grande partie du chiffre d'affaires des maisons de vente se rapportant aux dispersions de pièces prestigieuses avec une clientèle aisée fortement impliquée dans le but de faire des placements. Le problème est que la nouvelle génération a été peu présente dans le domaine de l'art ancien et beaucoup plus active dans celui de l'art moderne et contemporain. D'un côté, les antiquaires ont enregistré des baisses de leurs chiffres d'affaires allant jusqu'à 75% et de l'autre, les galeries d'art contemporain ont vu les leurs atteindre 800 000 euros en moyenne durant l'année 2005.

Il y a donc des changements de goûts très prononcés parmi les acheteurs âgés de 35 à 50 ans, nettement attirés par l'art contemporain et délaissant l'ancien, qui plus que l'art, achètent des produits marketés par des galeristes ingénieux. Autant dire qu'ils font le plus souvent des achats risqués car rien ne dit que les artistes qui se vendent aujourd'hui seront aussi recherchés demain s'ils ne bénéficient pas d'un appui constant de la part de ceux qui les soutiennent.

L'art contemporain a ainsi sauvé le marché du marasme sans qu'on puisse savoir avec certitude qui parmi les créateurs en pointe aujourd'hui seront les valeurs sûres de demain, en dehors des artistes consacrés et le plus souvent décédés durant ces dernières années.

Dans la jungle de l'art contemporain, il faut donc avoir le don de pouvoir évoluer à bon escient et éviter de s'y perdre, le plus sûr moyen pour échapper aux pièges étant de miser à coup sûr sur tel ou tel artiste en ayant surtout le coup de coeur et non pas la bêtise de suivre aveuglément les mouvements brutaux du moment d'autant plus que la France est en situation de crise avec le risque d'avoir à affronter des problèmes encore plus aigus dans les mois à venir.

Synonyme d'angoisse pour les jeunes, le CPE ne représente qu'un pis-aller pour réduire le chômage et certainement pas un passeport pour démarrer sereinement leur carrière alors qu'ils devront changer quatre ou cinq fois d'emploi en moyenne durant leur vie professionnelle, une donne qui les invitera forcément à être plus prudents avec leur porte-monnaie, ce qui veut dire qu'ils ne seront pas vraiment tentés de fréquenter le marché de l'art pour se faire plaisir.

A.D

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