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Archives des News

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CHOW BIZ
01 Décembre 1999


Cet article se compose de 2 pages.
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L'art proprement dit a semblé curieusement absent de cet événement nocturne au cours duquel les convives se sont surtout noyés dans des torrents de boissons au son d'une musique judicieusement entraînante mais l'essentiel, dans l'esprit du sieur Enrico, était de passer un bon moment et de marquer le coup pour quelques fidèles de sa galerie en attendant peut-être de créer un jour un café-galerie qui remettra Paris sur les rails.

Une soirée en somme, fruit d'une opération publicitaire propre à valoir à la galerie Navarra quelques articles élogieux dans les revues mondaines et d'autres magazines branchés après cette nuit chaude en l'honneur de l'incroyable Mister Chow dont le dernier restaurant inauguré récemment à Westwood et appelé «Eurochow» se veut plus démocratique. Un jour peut-être on verra apparaître des fast-food chinois, des McChow qui feront la vie dure aux McDonalds et transformeront leur propriétaire en grand mandarin de la restauration rapide. Il reste que ce formidable bonhomme est déjà entré par la grande porte du panthéon de l'art contemporain grâce à ces idoles que sont Warhol, Basquiat ou Haring.

Avide de gloire, mr Chow a créé des restaurants capables d'attirer la crème de la crème et notamment des artistes à succès. Profitant du spectaculaire tremplin du phénomène Pop, il a su tisser un tissu relationnel extraordinaire comme le démontrent ses livres d'or qui contiennent les signatures prestigieuses de Lichtenstein, David Salle ou Rauschenberg pour ne citer que ceux-là. D'autres artistes comme Francesco Clemente, Baselitz ou Sandro Chia ont fait son portrait et sont les seuls Européens à avoir trouvé grâce à ses yeux.

A travers sa collection, on s'aperçoit que Mr Chow a pratiquement résumé à lui seul l'histoire de l'art contemporain en soulignant l'importance des artistes anglo-saxons qui contrôlent ce domaine depuis une trentaine d'années alors que Paris est carrément à la dérive. La présentation de cette collection dans la capitale française est donc un exemple frappant qui donne à réfléchir car l'art se fait maintenant à New York au sein de la «café society» ou à un degré moindre à Londres où l'artiste Damien Hirst a créé l'événement dans son restaurant de Notting Hill, devenu le temple de la «Néo-Pop».

Chow rime sans conteste avec show et dans ce registre, Enrico Navarra sait très bien stimuler les foules puisque trois heures après le vernissage dans sa galerie, il a convié des centaines de personnes aux Bains-Douches, la boite des nuits parisiennes restée miraculeusement à la mode depuis de nombreuses années.

Tout le monde n'avait d'yeux que pour l'étrange M. Chow, avec ses grosses lunettes, sa coupe de cheveux qui le fait bizarrement ressembler à un Himmler bridé, sa petite moustache et son air de parrain chinois sorti tout droit d'une B.D de Tintin, accompagné de sa femme et qui semblait plus que satisfait d'être le nombril de la soirée.

L'art proprement dit a semblé curieusement absent de cet événement nocturne au cours duquel les convives se sont surtout noyés dans des torrents de boissons au son d'une musique judicieusement entraînante mais l'essentiel, dans l'esprit du sieur Enrico, était de passer un bon moment et de marquer le coup pour quelques fidèles de sa galerie en attendant peut-être de créer un jour un café-galerie qui remettra Paris sur les rails.

Une soirée en somme, fruit d'une opération publicitaire propre à valoir à la galerie Navarra quelques articles élogieux dans les revues mondaines et d'autres magazines branchés après cette nuit chaude en l'honneur de l'incroyable Mister Chow dont le dernier restaurant inauguré récemment à Westwood et appelé «Eurochow» se veut plus démocratique. Un jour peut-être on verra apparaître des fast-food chinois, des McChow qui feront la vie dure aux McDonalds et transformeront leur propriétaire en grand mandarin de la restauration rapide. Il reste que ce formidable bonhomme est déjà entré par la grande porte du panthéon de l'art contemporain grâce à ces idoles que sont Warhol, Basquiat ou Haring.

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