Un tribunal d'Amsterdam a débouté des villageois chinois qui avaient réclamé la restitution d'une statue contenant la momie d'un moine bouddhiste vieille de 1000 ans qui avait été achetée en 1996 à Hong Kong par un collectionneur néerlandais.
Demeurant dans le village de Yangchun, ces derniers avaient accusé Oscar van Overeen d'avoir acquis illégalement la statue du moine surnommé le patriarche de Zhanggong, placé à l'intérieur dans la position du lotus qu'ils vénéraient dans le temple local jusqu'à sa disparition en 1995.
En 2015, les villageois avait repéré la statue lorsqu'elle avait été présentée au musée d'histoire naturelle de Budapest dans la cadre d'une exposition sur les momies de la planète alors qu'une analyse au scanner avait révélé la présence de la dépouille du moine à l'intérieur.
Le tribunal a débouté les plaignants en considérant qu'ils ne pouvaient pas être considérés comme une entité légale, ce qui signifie que la plainte aurait dû être déposée par les autorités de Pékin alors que Van Oveeren a affirmé de son côté qu'il n'était plus en possession de la statue, échangée en 2015 contre un autre objet avec un collectionneur chinois.
LE COMMERCE DE L'IVOIRE INTERDIT AU ROYAUME-UNI
Le gouvernement britannique a fait adopter une loi interdisant tout commerce d'ivoire d'éléphant et ce, sans pratiquement aucune dérogation pour des pièces anciennes et toute personne qui braverait cette interdiction serait passible d'une peine de cinq ans d'emprisonnement.
Appelée à entrer en vigueur sous six mois, cette loi est une des plus restrictive au monde, ce qui signifie qu'un grand nombre de pièces anciennes deviendront illégales et que les marchands spécialisés dans leur vente seront contraints de fermer boutique.
Pour les spécialistes d'objets comme les netsukés japonais en ivoire, cette loi est considérée comme désastreuse quand bien même le commerce de pièces anciennes n'aurait aucune connexion avec le trafic de défenses d'éléphants.
Sont également concernées les pièces du Moyen-Âge qui ont généralement une importance historique alors que le commerce n'a pas été beaucoup affecté en Europe où plusieurs marchands britanniques seront donc forcés de s'exiler.
La nouvelle loi n'a cependant affecté les musées qui continueront à exposer les pièces de leurs collections sans toutefois empêcher les critiques comme lorsque le British Museum dut défendre l'acceptation d'un don de 500 objets chinois du début du 20e siècle fait par la famille de l'hôtelier Victor Sasson en étant obligé de préciser qu'il n'était nullement en faveur du commerce actuel de défenses d'éléphants.
Les seules exemptions offertes par la loi concernent des objets considérés comme importants réalisés il y a plus de cent ans ainsi que ceux produits avant 1947 qui ne comportent que 10% d'ivoire ou 20% pour des instruments de musique fabriqués avant 1975. Quant aux miniatures peintes sur ivoire il y a au mois 100 ans, celles-ci devront être enregistrées en ligne avec une taxe forfaitaire pour pouvoir être vendues.
Les antiquaires britanniques qui avaient combattu férocement le projet de loi se sont déclarés peu satisfaits des exemptions jugées très limitatives au point par exemple qu'une poignée de canne en ivoire sera interdite à la vente tout comme des ivoires de Dieppe, des netsukés japonais, des statuettes chinoises ou des objets provenant d'Afrique. Ceux-ci n'ont donc rien pu faire pour s'y opposer vu le nombre de parlementaires qui étaient favorable à cette interdiction visant à protéger des espèces en péril.
A cet égard, des milliers d'objets en ivoire seront ainsi bannis du marché britannique, même ceux créés il y a plusieurs siècles puisque le gouvernement s'est abstenu pour le moment de définir ce qui pouvait être vendu ou pas alors que les marchands ont déclaré qu'ils feraient tout pour l'inciter à introduire des exceptions plus souples.
Pour les écologistes, cette loi représente une victoire pour la protection des éléphants don't près de 20.000 sont tués chaque année par des braconniers à la recherché de leurs défenses afin d'alimenter le marché mondial de l'art alors que d'autres défenseurs de l'environnement animal ont estimé que le texte aurait dû aussi inclure la protection d'autres espèces en danger comme les éléphants de mer, les hippopotames ou les narvals.
FIN DE PARTIE POUR
DES CAMBRIOLEURS SERBES
Soupçonnés
d'avoir multiplié des casses chez de richissimes victimes, dont une des plus
grandes fortunes mondiales, trois hommes de nationalité serbe ont été arrêtés en flagrant délit le 16 décembre à Paris par la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la
PJ parisienne,.
Ces
individus ont été pris la main dans le sac alors qu'ils sortaient discrètement d'un immeuble cossu du VIIe
arrondissement de Paris. Dans leurs bras, des bijoux et des sacs à main de
luxe. Valeur de leur butin : au moins 2,5 millions d'euros. Un trésor que les
trois hommes n'eurent même pas le temps de poser tranquillement dans le coffre
de leur puissante berline allemande puisqu' en quelques secondes, ils se sont
retrouvés menottes aux poignets en étant interpellés par des policiers
de la BRB qui les filaient depuis un moment..
Les
cambrioleurs ne s'étaient pas attaqués à n'importe qui. Leur victime - absente
au moment des faits - est une richissime brésilienne. Propriétaire d'un des
géants locaux du BTP, son patrimoine est évalué à plus de trois milliards
d'euros.
Placés
en garde-à-vue, ces individus ont été confondus dans d'autres cambriolages de
haut vol. Quatre en l'espace de quelques jours, dans les quartiers chics de
Paris ou à Boulogne-Billancourt. Âgés de
30 à 45 ans, ils auraient enchaîné avant leur arrestation les casses de façon quotidienne. en dérobant en l'espace
de trois petits jours 260.000 euros tandis qu'un milliardaire russe, propriétaire d'un hôtel
particulier estimé à près de 20 millions d'euros, leur a échappé de peu. Désireux
de déménager, il avait vidé l'ensemble de sa propriété.
Surveillés de très
près par la BRB, ces malfaiteurs étaient parfaitement rodés en agissant généralement
en début de soirée. L'un d'eux escaladait alors à mains nues la façade de
l'immeuble visé - en se basant uniquement sur des lampes allumées ou non dans
les appartements - avant de casser une fenêtre, de s'introduire dans les lieux
puis d'ouvrir la porte pour faire entrer ses complices sans alors hésiter à démonter à coups de pied
de biche les coffres forts de leurs victimes. Mis en examen à l'issue de
leur garde-à-vue par un juge d'instruction parisien, tous les trois ont été
incarcérés dans la foulée.
LES PEINTRES DE BARBIZON N'ONT PLUS LA COTE
Les collectionneurs de peintures de Barbizon ont disparu ou ont vieilli. On en veut pour preuve la dégringolade des prix dans les ventes publiques où seuls Jean-François Millet ou Corot ont encore la cote.
Vendredi 21 décembre, un marchand spécialisé dans le domaine a raconté qu'il avait mis huit toiles dans une vente à Fontainebleau. Résultat: 800 euros de bénéfice, soit 100 par lot, ce qui n'a pas de quoi être réjouissant alors qu'il ne comprend pas pourquoi on n'évoque plus les artistes du genre dans les journaux d'art, lesquels préfèrent se concentrer sur des peintres contemporains ou du Street Art. La raison en est bien simple: il n'y a plus d'amateurs pour des toiles champêtres qui ravissaient naguère nos aînés.