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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 51/1346
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    XLème Chapitre
    CORNELIUS GURLITT MET DE L'EAU DANS SON VIN
    28 Mars 2014

    Vendredi 28 mars 2014, après la saisie dans son appartement de Munich de plus de 1400 oeuvres amassées par son père avant et durant la Seconde Guerre Mondiale puis la découverte de 238 autres dans sa résidence secondaire de Salzbourg, l'octogénaire Cornelius Gurlitt a fait savoir par ses avocats qu'il se montrait disposé à rendre celles  dont on aurait la preuve qu'elles furent volées à des familles juives.

     

    Le fils d'Hildebrand Gurlitt, cet ex-conservateur de musée devenu marchand après 1933 pour ensuite collaborer activement avec les nazis, a donc décidé de se montrer conciliant tout en sachant qu'il pourra probablement conserver les oeuvres qualifiées d'art dégénéré par les nazis et que ceux-ci retirèrent par décret des musées allemands pour les détruire ou les vendre, notamment en grande partie à son géniteur.

     

    L'octogénaire autrichien avait hérité de cette collection en 1956 à la mort de son père qui en 1946 avait réussi à berner les services alliés lors de son interrogatoire à Munich en leur faisant croire que les tableaux qu'il avait amassés avaient été détruits lors du bombardement de Dresde.

     

    Parmi les 238 nouvelles oeuvres découvertes dans la résidence de Cornelius Gurlitt à Salzbourg, la police a compté une quarantaine de peintures à l'huile et aquarelles de Monet, Corot, Courbet, Renoir, Manet, Gauguin, Cézanne, Toulouse-Lautrec ou Picasso.

     

    Gurlitt devrait rendre prochainement  le tableau de Matisse titré " Femme assise" appartenant au marchand d'art Paul Rosenberg, grand-père de la journaliste Anne Sinclair, qui avait été confisqué en France occupée et emmené en Allemagne par Gustav Rochlitz, le représentant du maréchal Goering. D'autres négociations seraient en cours au sujet d'autres tableaux qui auraient été pris par les nazis à des familles juives. Sur les quelque 1640 oeuvres saisies par les autorités allemandes,  entre 400 et 600 pourraient provenir de spoliations alors que le parquet d'Augsbourg se trouve confronté à l'énorme tâche de retrouver les héritiers et ayants-droit des familles spoliées.


    Mauvaise chasse à l'adresse pour un brocanteur du marché Paul Bert à Saint-Ouen qui, après avoir passé une annonce pour des achats d'antiquités, a été sollicité par un prétendu vendeur installé dans la banlieue ouest de Paris. Arrivé sur place, il s'est retrouvé face à quatre individus qui l'ont convié à le suivre à l'adresse indiquée jusqu'au moment où ceux-ci se sont rués sur lui pour le dévaliser.

    Tout en étant roué de coups, le brocanteur a eu la présence d'esprit de composer le 17 sur son téléphone mobile pour voir les gendarmes arriver pour le sauver d'un mauvais pas tandis que trois de ses agresseurs ont pu être interpellés.
     
    Vendredi 28 mars, le quotidien "Libération" a relevé avec inquiétude que l'industrie des faux tableaux en Chine avait fini par gangrener le monde de l'art, du marché aux musées.

    «Le faux dans l'art est presque aussi ancien que la Chine où, depuis l'époque des lointaines dynasties, les grands peintres se sont fait la main en recopiant les œuvres de leurs pairs. Zhang Daqian (1899-1983), l'un des plus prodigieux peintres du XXe siècle, était aussi un célèbre maître faussaire. Tel un Yangtsé en crue, le faux inonde plus que jamais le marché de l'art chinois", a signalé le journal en ajoutant que plus de 18 000 tableaux du célèbre peintre Qi Baishi (1864-1957) ont été mis aux enchères en Chine entre 1993 et  2013 alors que ce dernier n'en avait jamais produit autant.

    Le journal a rapporté que l'artiste Han Meilin, avait souvent dû offrir des peintures ou peindre de nouvelles œuvres destinées à des personnes qui avaient acquis aux enchères de faux tableaux de lui, afin qu'ils cessent de l'importuner en lui demandant avec insistance une compensation.

    De 2008 à 2011, les autorités ont ainsi supprimé ou suspendu les licences de 150 sociétés de vente aux enchères d'œuvres d'art - le plus souvent pour avoir vendu des contrefaçons. A titre indicatif, 80% des lots proposés dans les salles des ventes de taille modeste ou moyenne seraient des copies.

    Les achats d'art en Chine ayant aussi de plus en plus servi au blanchiment d'argent sale et ce, à une échelle inquiétante, "Libération" n'a pas manqué de rappeler que les transactions ont représenté un moyen pratique de corrompre des officiels qui se voient alors offrir des tableaux, vrais ou faux, en se faisant conseiller de les mettre aux enchères où des complices les achètent pour des prix conséquents pour laisser à ceux-ci des bénéfices qu'ils n'auront alors pas à blanchir.

    L'explosion du marché de l'art en Chine a profité à de nombreux petits malins qui ont trouvé juteux de vendre une quantité incroyable de faux à une multitude de gogos attirés par la perspective de réaliser de gros profits. Le journal a souligné que 250 000 personnes réparties dans une vingtaine de villes vivaient de la production et de la vente de copies de célèbres artistes chinois dont les héritiers sont souvent sollicités pour les authentifier en échange de paiements conséquents.

    Déjà fortement inquiétante au sujet des montres de grandes marques et de produits de luxe, la production de faux s'est également étendue au domaine prisé de la porcelaine avec des ateliers spécialisés dans la fabrication de pseudo vases Ming, Kang Xi ou Quing ou d'objets archaïques en bronze aux patines savamment vieillies pour leur donner un aspect authentique. Ces copies qui ont inondé le marché et donné des boutons aux experts ornent souvent les vitrines de nombreux musées dans des expositions thématiques servant à recréer les différentes périodes de l'histoire de la Chine où la contrefaçon n'est pas un souci pour leurs organisateurs. Ainsi, dans les quelque 400 musées qui ont été inaugurés depuis 2011, près de 80% des objets exposés seraient des faux.

    Le journal a cité pour exemple l'immense musée de Jibaozhai, dans la province du Hebei, où était présentées quelque 40 000 pièces censées être de l'époque du mythique Empereur jaune qui a dû fermer l'été dernier lorsque des internautes ont dénoncé une supercherie en postant des photos de ces «antiquités» si grossièrement fabriquées.


    Samedi 29 mars, le corps découvert il y a huit mois dans la ville de Detroit (USA) a finalement été identifié par la police comme étant celui du Street-artiste français Zoo Project, de son vrai nom Bilal Berreni, qui s'était fait connaître en 2011 pour avoir peint en Tunisie les martyrs de la révolution.

    Les circonstances de la mort du jeune artiste de 23 ans, qui aurait été tué par balles en plein visage et dont le corps avait été retrouvé en pleine rue en juillet dernier à Detroit n'ont pu encore être élucidées alors qu'en France sa famille s'était longtemps inquiétée de ne plus recevoir de ses nouvelles.

    Bilal Berreni s'était fait remarquer à Paris dès l'adolescence en peignant sur les murs d'immenses fresques engagées en noir et blanc, notamment dans le XXe arrondissement de Paris. Légèrement daltonien, il s'était rendu en 2011 en Tunisie alors en pleine révolution où Il avait peint les portraits des victimes des forces de l'ordre, en pied et grandeur nature en exposant leurs silhouettes découpées dans la rue. Ce dernier était aussi allé dessiner les réfugiés à la frontière libyenne. Zoo Project avait aussi participé à un film, "C'est assez bien d'être fou", avec le vidéaste Antoine Page, avec lequel il avait traversé l'Europe jusqu'en Sibérie.



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