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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 51/1346
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    XXXVIème Chapitre
    LES MAISONS DE VENTE INVITEES A DES OBLIGATIONS CONTRAIGNANTES
    01 Mars 2012

    Mardi 28 février 2012, le gouvernement a fait publier au Journal officiel un nouveau code de déontologie pour les maisons de vente basées en France et ce, pour mettre de l'ordre suite au scandale des vols commis il n'y a pas si longtemps par les commissionnaires de l'Hôtel Drouot.

    Les commissaires-priseurs se verront désormais soumis à de nouvelles obligations, notamment d'enregistrer avec un soin particulier l'identité des personnes qui leur amènent des pièces à vendre, de vérifier dûment la provenance de celles-ci, d'alerter les autorités concernées en cas de soupçon de vol ou de fouilles archéologiques illégales et de s'assurer qu'ils n'ont pas affaire à des clients qui auraient pour motif de blanchir de l'argent. Un gros travail en perspective pour les officiers ministériels désormais contraints de faire la part des choses avec vigilance, ne serait-ce déjà au sujet des objets d'art asiatiques achetés à coups de millions d'euros par des Chinois qui ne paient pas de mine et dont la fortune suscite bien des interrogations.

    A Paris, Alors qu'ils venaient de faire estimer un tableau de Paul-Emile Pissarro chez un antiquaire, deux hommes ont été interpellés par la brigade anti-criminalité du 1er arrondissement de Paris qui les avaient pris en filature après avoir été vus dans un fast-food en train d'essayer de récupérer les codes confidentiels de cartes de crédit de consommateurs. Comme par hasard, ceux-ci n'ont pu justifier la provenance de la toile.

    A Nîmes, les spéléologues qui en 1994 ont découvert la célèbre grotte Chauvet ont eu la désagréable surprise de se voir refuser par la cour d'appel les droits qu'ils réclamaient de l'Etat concernant l'exploitation de leur découverte.

    Déjà déboutés de leurs demandes en 2009 par le tribunal de grande instance de Privas, Jean-Marie Chauvet, Christian Hillaire et Eliette Brunel ont décidé de se pourvoir en cassation en estimant qu'ils avaient été lésés à la suite de l'exploitation de leur découverte malgré une offre d'indemnisation de 680 000 euros.

    La grotte Chauvet a été fermée sur décision des autorités pour éviter que les rares peintures pariétales soient exposées à des dommages irréversibles causés par la présence d'un nombre trop important de visiteurs. Comme à Lascaux, une caverne artificielle appelée à devenir sa copie conforme devrait être inaugurée d'ici deux ans et générer ainsi d'importants revenus dont les plaignants entendent récolter un pourcentage important sans compter que Jean-Marie Chauvet espère tirer quelque avantage de l'attribution de son nom à cette grotte devenue un temple mythique de la préhistoire .

    Mercredi 29 février, l'Ashmolean Museum d'Oxford a manifesté son intention d'acquérir un rare tableau d'Edouard Manet peint en 1868 qui a été interdit de sortie du territoire par le ministère britannique de la Culture suite à sa vente en faveur d'un collectionneur étranger.

    Représentant le portait de « Fanny Claus », une amie proche de son épouse, ce tableau de Manet a été vendu pour 28,3 millions de livres sterling, une somme que l'Ashmolean n'aurait jamais pu réunir si le musée n'avait pu bénéficier d'une importante disposition fiscale de la part du Trésor britannique, ce qui lui permettra d'acheter au quart de la somme précitée ce tableau qui servit à Manet d'étude préparatoire pour son chef d'œuvre titré « Au Balcon ».

    Il reste maintenant au Musée de trouver avant la fin du mois d'août les fonds nécessaires à l'acquisition de cette œuvre rare.

    Dans la journée, peu de ventes intéressantes à l'Hôtel Drouot qui a fonctionné au ralenti en raison des vacances de février. Un peu plus tard, rencontre dans un café de la rue Grande-Batelière avec une vieille figure du milieu des antiquaires surnommée « Le Maître de Ballet » du fait de son nom, un personnage au look lunaire qui n'a jamais voulu publier ses mémoires pour éviter de mettre le marché de l'art en émoi.

    Pourtant, le bougre en aurait à raconter depuis ses débuts dans la profession, lui qui fut notamment chargé de répertorier plus de 30 000 œuvres de Picasso à la villa de la Californie après la disparition du maître. A cette occasion, il refusa de s'en voir offrir certaines par une des héritières de ce dernier en lui répondant gentiment que ce serait spolier les autres bénéficiaires de cette extraordinaire succession.

    Au fil de la conversation, le « Maître de Ballet » a consenti à révéler quelques anecdotes savoureuses comme celle concernant le sculpteur César, le roi des compressions, dont il fut l'ami intime.

    « Un jour, une journaliste vint demander à César pourquoi il avait eu l'idée de réaliser ses fameuses compressions, ce à quoi il lui répondit du tac au tac que ça ne lui coûtait pas grand chose en regard des tarifs qu'on lui demandait pour la réalisation d'œuvres en bronze. Il s'était ainsi avisé à faire compresser des vélos chez le propriétaire d'une décharge à métaux qu'il connaissait, des engins perdus ou retrouvés abandonnés qui avaient fini par être entreposés au commissariat du coin qui ne sachant plus qu'en faire au bout de plusieurs mois les lui offrait», a t-il dit sur un ton goguenard.

    Devenu subitement volubile, il s'est mis à relater avec amusement comment il avait fait la connaissance du coiffeur du peintre Hans Hartung pour découvrir avec stupéfaction que celui-ci réalisait des œuvres imitant parfaitement le style de ce dernier qui ne s'embarrassa pas de les signer.

    « Venu dans le salon de ce coiffeur, je le vis prendre plusieurs toiles ressemblant à s'y méprendre à des oeuvres de Hartung qu'il se mit à rouler pour lui demander ce qu'il comptait en faire. Celui-ci lui répondit qu'il allait justement chez Hartung et m'invita à l'accompagner. Une fois chez le peintre, je vis ce dernier trier les toiles pour ensuite retenir celles qui lui convenaient le plus et à ma grande surprise, il se mit à les signer ! Si les gens savaient qu'il y a sur le marché des Hartung qui n'en sont pas, ils en feraient une syncope », a-t-il indiqué en ajoutant que cet artiste n'était pas le seul, comme Corot bien avant lui, à signer volontiers des œuvres qui n'étaient pas lui.

    « Il y avait aussi ce charmant garçon qui était le gigolo de l'actrice Maria Félix lequel avec un copain réalisait des œuvres imitant parfaitement celles d'un célèbre artiste de l'Optik Art en ajoutant même sa signature et ce, avec l'accord tacite de ce dernier qui ne gênait pas de les diffuser comme authentiques, un peu à la manière de Warhol qui se contentait de signer de son nom les œuvres réalisées par ses assistant dans son atelier de la « Factory», a-t-il gloussé en signalant que ses révélations n'étaient que des petits hors d'œuvres par rapport à bien d'autres histoires dont il avait été le témoin stupéfait et qui seraient susceptibles de donner des migraines à bien des experts.

    A Cologne, une sculpture en acier d'Eduardo Chillida titrée « Gnomon II » a été volée vers 15 heures 15 à la galerie Baukunst à Cologne.

    Pesant 15 kilos, la sculpture de 23 x 26 cm a été probablement dérobée par deux individus vêtus de parkas malgré la température clémente régnant sur la ville lesquels ont pu repartir de la galerie en la dissimulant sous l'une d'elles.

    Dimanche 4 mars, la police grecque a annoncé avoir démantelé un réseau de trafiquants d'antiquités et la saisie d'une importante quantité de pièces de valeur, dont 8000 pièces de monnaie allant du 6e siècle avant J.-C. au 7e siècle après, des bijoux, des statuettes en bronze et des icônes byzantines.

    Quarante quatre personnes, âgées de 25 à 74 ans, dont des retraités et des employés municipaux, ont ainsi été arrêtées dans le Nord et le Centre du pays après des perquisitions menées dans 55 endroits.

    Cette opération de la police a fait suite à une forte recrudescence des vols et pillages d'objets antiques due à la crise économique sans précédent qui a secoué la Grèce où le taux de chômage des jeunes a atteint plus de 50% alors que les pensions des retraités ont été réduites de manière drastique.

    Le cerveau présumé de ce réseau de trafiquants, un ancien agent des douanes à la retraite âgé de 66 ans, se chargeait de trier les butins collectés pour les estimer avant d'aller les vendre à l'étranger, notamment en Bulgarie, en Suisse, en Allemagne et en Angleterre.

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