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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 51/1346
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    XXème Chapitre
    Chatou touche le fond
    01 Septembre 2003
    Jeudi 25 septembre, l'ouverture de la foire à la brocante et au jambon de Chatou s'est soldée par un fiasco sans précédent, ce qui prouve quelque part que cette manifestation est victime de la crise économique et surtout de la raréfaction de la bonne marchandise.

    Côté brocante, il n'y avait rien de palpitant. Côté jambon, on pouvait au moins encore se mettre quelque chose sous la dent. Conclusion: la récession touche toujours plus le portefeuille que l'estomac…

    Vers midi, un marchand me narre dans le détail sa rencontre avec l'impayable J.R venu le voir pour lui proposer ses dernières trouvailles lesquelles n'avaient finalement rien d'emballant.

    Ayant invité cet énergumène au restaurant, le marchand a eu l'occasion de piquer une crise de fou rire en l'a écoutant raconter ses dernières aventures de chineur.

    « Figurez-vous que la semaine dernière, j'ai été proposer quelques dessins et tableaux à un type friqué qui m'a reçu chez lui en compagnie de son épouse. Après m'avoir offert un verre, il s'est alors montré disposé à m'acheter deux ou trois trucs cash et en nature, c'est à dire à condition d'accepter de coucher avec sa femme qui me trouvait à son goût. C'est dingue, non ? », s'est exclamé J.R qui, à la question de savoir s'il avait accepté ce drôle de marché, a répondu n'avoir su quoi faire sur l'instant.

    « Elle était bien au moins ? », lui a demandé le marchand.

    « Ouais, pas mal du tout mais, n'étant pas habitué à ce genre de troc, je me suis senti gêné au point de vouloir m'esquiver au plus vite. Depuis, le type m'appelle trois fois par jour pour me demander de passer le revoir » , a-t-il ajouté en avalant d'un trait son verre de Beaujolais.

    Constatant alors que la bouteille était vide, J.R s'est permis d'en commander une deuxième en précisant « celle-là, je vous l'offre », une répartie qui a eu le don d'amuser le marchand lequel s'est permis de douter illico de sa générosité.

    « Je vous assure, cette bouteille est pour moi ! », a protesté J.R.

    - Pour vous, certainement. Mais connaissant votre réputation de petit escroc, n'allez pas me dire que vous pourrez tenir parole.

    « Moi un escroc ? Je me sens injurié ! », a-t-il ajouté d'un ton outré.

    « Allons, ne me faites pas énumérer les sales petits coups tordus qui font de vous mon débiteur », lui a asséné derechef son interlocuteur.

    Bien entendu, au moment où le marchand a réglé l'addition, J.R s'est comme par hasard éclipsé hors du restaurant en oubliant ainsi de tenir sa promesse.

    « En fait, ce drôle de zèbre n'avait pas un sou vaillant sur lui. D'ailleurs, le contraire eut été étonnant d'autant plus qu'il n'a jamais remboursé un seul centime des sommes qu'il a empruntées à droite et à gauche. Pour tout dire, celui qu'il régalera un jour d'une invitation n'est pas encore né », a conclu le marchand en rigolant de sa petite mésaventure.

    Samedi 27 septembre, Il y a quand même des antiquaires satisfaits, c'est à dire ceux qui ont participé au Pavillon d'Automne aux Tuilleries. Il y avait là suffisamment de belles pièces, surtout de superbes œuvres de Klimt ou de Schiele, pour attirer les acheteurs moins affectés que les autres par la crise. En attendant, les ventes à Drouot redémarrent très doucement et l'euphorie est quand même loin d'être au rendez-vous.

    Mardi 30 septembre, Chester Fielx est de retour à Paris, ce qui a eu lieu d'enchanter les membres du CRAD qui avaient fini par croire qu'il ne reviendrait jamais du Luxembourg où il a retapé cet été une maison acquise grâce à l'autoportrait de Corot, découvert il n'y a pas si longtemps à Vanves pour environ 100 euros et revendu 380 000 euros une fois authentifié.

    Pour l'instant, Chester est le seul membre du CRAD à avoir invité ses membres au "Petit Riche" en vertu du réglement de l'association qui veut que toute découverte revendue plus de 100 000 euros donne lieu à un festin. Cela veut dire que depuis trois ans, les trouvailles des compères du CRAD ne sont pas extraordinaires à moins que certains d'entre eux aient cru bon de taire certaines belles découvertes. Il y aurait donc quelques cachotiers au sein du groupe qui ne joueraient pas le jeu.

    Dans l'après-midi, rencontre avec J.R qui marche d'un pas pressé dans la rue Chauchat comme pour fuir le quartier Drouot. En fait, l'animal ne tient pas à tomber sur une courtière un peu folle surnommée "Mademoiselle l'édentée" qui lui a confié une aquarelle orientaliste pour laquelle elle espérait 2 000 euros et qu'il s'est permis de revdndre sans la prévenir pour 300 euros.

    Je le coince deux minutes sur le trottoir en lui faisant la morale et en lui démontrant que ce qu'il a fait équivaut à une escroquerie. Pour toute réponse, il me lâche que la courtière en question a refusé les 300 euros qu'il avait perçus pour cette aquarelle qui, à son avis, ne valait pas plus.

    "Mais pourquoi vendre ce qu'on vous confie pour une somme qui ne correspond pas à celle qui est exigée au départ ?", lui ai-je dit en lui signalant qu'il risquait de se faire coller une plainte pour vol.

    " Je sais, j'aurais pas dû.. Mais...Enfin, je vais essayer de la récupérer et de la lui rendre", a-t-il balbutié comme un gosse pris en faute mais qui en fait ne fera rien pour réparer son larcin.

    Sur ce, J.R a prétexté un rendez-vous urgent et s'est éclipsé... comme un voleur...

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