Jeudi 23 juillet 2015, un audit
conduit au sein des collections de l'Etat allemand du Bade-Württemberg a révélé
que 500 oeuvres issues de celles-ci avaient disparu.
Depuis 2010, les services culturels de cet Etat avaient
acheté pour 2 millions d'euros d'oeuvres pour agrandir ces collections censées
en compter 3500 en croyant au passage prendre la précaution de les
inclure dans une base de données sauf que 500 d'entre elles manquent aujourd'hui à l'appel,
notamment des lithographies par Joan Miro de la série "Signes
et Météores" (1958) et une gravure sur bois de Lyonel Feininger titrée
"Segelschiffe" datant de 1919 confiées à l'Université de Stuttgart.
L'audit a également révélé que des oeuvres
étaient mal conservées, notamment dans la ville de Fellbach où une lithographie
de Picasso titrée "Tête de Femme" (1959) a été retrouvée jaunie et
couverte de poussière tandis qu'une sculpture de Niki de Saint-Phalle, "Le
Poète et sa Muse" (1976-1978) installée dans le bassin de du campus de
l'université de Ulm s'est sérieusement dégradée au fil du temps.
Par ailleurs, des oeuvres des collections
de l'Etat ont été mal estimées comme une peinture d'Ernst Wilhelm Nay titrée
"Freiburger Bild" (1956) achetée pour 15,000 DM qui pourrait
atteindre jusqu'à 2 millions d'euros dans une vente aux enchères tandis que
d'autres signées Henry Moore, Otto Dix, Calder, Maillol,
Picasso,Saint-Phalle ou Max Ackermann achetées à des prix très compétitifs il
y a de cela plusieurs années ont considérablement augmenté de valeur sans que ce fait
soit pris en compte.
BISBILLES AUTOUR D'UNE OEUVRE D'ANDREW
WYETH
Ayant pris une participation à hauteur de
106 000 dollars dans l'acquisition d'un tableau d'Andrew Wyeth titré "Ice
Storm", un investisseur du Tennessee a attaqué en justice un marchand
devant la cour suprême de l'Etat de New York pour n'avoir pas reçu sa quote-part
à l'issue de sa vente chez Christie's en mai dernier.
Reed Galin, un ancien présentateur de
télévision, a ainsi attaqué David Ramus, un de ses amis d'enfance qui lui avait
promis le remboursement de sa mise et un bonus de 25% sur la vente du tableau
mais ce dernier aurait confié le tableau à la galerie Coe-Kerr de Manhattan
aujourd'hui dissoute alors qu'il prétendait être à la recherche d'un acheteur
jusqu'à ce que celui-ci apparaisse en vente chez Christie's où il a été adjugé
pour 989 000 dollars.
Galin a également poursuivi le collectionneur japonais
Kunitaki Hamada et sa galerie portant son nom en signalant que ce dernier
aurait dû savoir que la provenance du tableau était suspecte en raison du fait
que c'était Ramus qui l'avait mis en vente alors qu'il était avéré que celui-ci
était en grande difficulté financière.
Un porte-parole de Christie's a précisé
pour sa part que la maison de vente n'était pas impliquée dans le différend entre
Galin et Ramus en ajoutant qu'elle ne débloquerait les fonds de l'adjudication
du tableau une fois que celui-ci aura été jugé tandis qu'un représentant de
Hamada a déclaré que ce dernier avait été un acheteur de bonne foi qui n'avait
pas acquis l'oeuvre directement auprès du marchand et que le plaignant n'avait
aucune raison de le poursuivre.
Après avoir subi une cure de désintoxication il y a une
vingtaine d'années, Ramus avait déjà floué un client de 556 000 dollars au sujet de
tableaux que celui-ci lui avait confiés, ce qui lui avait valu d'être condamné
en décembre 1995 par un tribunal fédéral d'Atlanta.
A cette époque, le marchand avait expliqué devant la cour
qu'il avait encaissé l'argent de la vente de ces tableaux sans pouvoir les rembourser
du fait de la crise subie par le marché de l'art à cette époque.
Etrangement, ce dernier avait publié en 1993 un roman
titré "Voleur de Lumière" relatant l'histoire d'un marchand vendant
des faux pour se payer ses doses d'héroïne, un ouvrage pour lequel il avait
reçu une avance d'un million de dollars et quelque 500 000 dollars pour des
droits à l'étranger.
Reprochant à Ramus d'avoir caché le Wyeth durant des
années avant de le mettre en vente chez Christie's, Galin a réclamé devant le
tribunal que la somme obtenue pour ce tableau lui soit reversée par Christie's.
UNE PEINTURE MURALE REPRESENTANT L'ACTEUR BILL COSBY DEGRADEE
Une peinture murale représentant l'acteur Bill Cosby,
aujourd'hui accusé de viol par pluseurs femmes, a été recouverte de tags
injurieux à Philadelphie.
Réalisée en 2000 sur le mur d'un immeuble à l'occasion de
la fête des pères, cette peinture murale qui représentait d'autres
personnalités comme Nelson Mandela a été dégradée par des graffiti le traitant
de violeur.
La municipalité qui avait commandé cette oeuvre dans le
cadre d'un programme artistique compte maintenant la faire repeindre, cette
fois sans l'effigie de Cosby, et la placer ailleurs dans la ville.
Par ailleurs, le Smithsonian Institute a été sur la sellette
pour n'avoir pas révélé des donations faites par Cosby et pour des oeuvres
qu'il a prêtées et que celui-ci a exposées.
VOL DE GRAVURES A LA BNF
La Bibliothèque nationale de France (BNF) a décidé de
renforcer ses mesures de sécurité après avoir constaté dernièrement la disparition de 43
gravures anciennes.
Le larcin a été constaté en février dernier après une
demande de consultation de la part d'une personne extérieure à l'établissement
concernant notamment des gravures de Brueghel l'Ancien conservée dans une des réserves de
la rue de Richelieu.
Une plainte déposée le mois suivant a permis aux
enquêteurs de signaler le vol au plan international et de remonter la piste des gravures volées jusqu'à un marchand
néerlandais qui s'était s'était présenté de lui-même en se disant en possession d'une partie, ce qui leur a
permis d'interpeller le 3 juillet un agent de la Bnf employé dans les magasins
de la Bibliothèque qui a été mis en examen pour vol.
La Bnf a d'autre part constaté la disparition de 21
cartes d'atlas et la police a tenté de déterminer si elles avaient volées par ce
dernier. Désormais, la sécurité des accès aux magasins de l'institution sera renforcée par
l'adjontion de nouvelles caméras.