En attendant, les objets du trésor de Toutankhamon volés au Musée du Caire lors des troubles qui conduisirent à la chute du Président Hosni Moubarak n'ont toujours pas été retrouvés.
A Merion, dans la banlieue de Philadelphie, les Amis de la Fondation Barnes se sont activés pour réclamer l'annulation du déménagement de cette institution à Philadelphie où il est prévu qu'elle rouvrira ses portes dans six mois. Le célèbre collectionneur Arthur C. Barnes avait spécifié dans son testament que la fondation devait demeurer à Merion mais suite à des difficultés financières, ses administrateurs avaient estimé nécessaire de la délocaliser dans le centre de Philadelphie pour accroître le nombre de ses visiteurs et éviter ainsi la faillite.
Bien que n'ayant aucun lien officiel avec l'institution, les Amis de la Fondation Barnes sont parvenus à faire accepter leur recours en justice visant à contester l'autorisation de déménagement donnée par procureur général de l'Etat de Pennsylvanie au motif que ce dernier n'aurait pas été impartial. Ayant juste fermé ses portes à Merion, la Fondation Barnes risquera ainsi de rester pour un bout de temps à la rue.
A Pékin, les responsables du musée du Palais de la Cité interdite ont mis du temps pour avouer honteux qu'un rare plat de porcelaine de la dynastie Song (960-1279) avait fini en morceaux lors d'un test mené un mois auparavant dans le laboratoire de cette institution.
On n'aurait rien su de cet incident survenu le 4 juillet si un internaute bien informé ne l'avait pas révélé sur un site Web. D'un ton moqueur, celui-ci a indiqué que le plat en porcelaine céladon valant bonbon avait été brisé sous la pression d'un instrument de mesure mal calibré par un chercheur étourdi qui a certainement dû en prendre pour son grade. Du temps de la dernière impératrice Lao Tseu, ce maladroit aurait été vraisemblablement écartelé, écorché vif ou empalé. Aujourd'hui, il aura risqué au pire de connaître le sort réservé à maints criminels chinois, c'est à dire une balle dans la tête.
Jeudi 4 août, les 43 manutentionnaires de Sotheby's se sont mis à faire grève au siège new-yorkais de la maison de vente pour réclamer des embauches supplémentaires et des hausses de salaires dans le cadre de la reconduction de leur contrat.
Inquiets de voir les importantes ventes d'automne pâtir de cette grève, les responsables de Sotheby's ont prié pour que les pourparlers débouchent sur un accord rapide. Vu les commissions prises par cette maison de vente sur ses vendeurs et acheteurs, on peut gager que l'addition ne grèvera pas trop les substantiels bénéfices qu'elle a réalisés durant le premier semestre.