Jeudi 7 juillet 2011, le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné six personnes accusées d'avoir spolié de ses biens Jeanine Terrasson, une riche octognaire bordelaise en profitant de son état de faiblesse.
Le tribunal a considéré que les prévenus avaient effectivement abusé de la vieille dame qui était malade. Les deux principaux acteurs de cette affaire, Nicole Dumont, voyante de son état, et l'ancien banquier François-Xavier Bordeaux ont été condamnés à deux ans de prison dont un an ferme ainsi qu'à une peine de cinq ans de privation de droits civils et civiques.
Martine Moulin-Boudard, avocate de la victime, a écopé d'un an de prison avec sursis et à cinq ans d'interdiction d'exercice de sa profession pour violation du secret professionnel. De son côté, Jean-François Lhérété, ancien responsable culturel, s'est vu infliger une peine de 9 mois avec sursis en étant lui aussi reconnu coupable de complicité d'abus frauduleux de faiblesse vulnérable.
Egalement mis en cause dans cette affaire qui a fait grand bruit à Bordeaux, Franck Laradi et Natacha Farinole ont été reconnus coupables de recel de meubles et objets anciens ayant appartenu à la vieille dame et condamés à trois mois d'emprisonnement avec sursis et mille euros d'amende.
Présentés pour la plupart comme des notables, les prévenus ont été en plus condamnés à verser solidairement 15 000 euros de dommages et intérêts à Jeanine Terrasson en réparation de son préjudice moral.
En Belgique, ce sont des cornes de rhinocéros qui ont été la proie de voleurs en moins de trois semaines. Le 16 juin dernier, un Polonais s'est emparé d'une tête empaillée de cet animal à l'Institut de zoologie de Liège avant d'être interpellé un peu plus tard. Interrogé par la police, ce dernier a déclaré qu'il devait la vendre aux Pays-Bas contre une somme de 3000 euros.
Au début du mois de juillet au Museum des Sciences naturelles de Bruxelles, trois hommes ont dérobé une tête empaillée de rhinocéros pour ensuite parvenir à s'enfuir à bord d'un véhicule conduit par un comparse.
Réputée avoir des vertus aphrodisiaques, la corne de rhinocéros est très prisée en Asie où elle peut se négocier jusqu'à plus de 10 000 euros en raison de sa rareté. La chasse de cet animal, tout comme celle de l'éléphant, ayant été interdite dans le monde depuis plusieurs années, les trafiquants ont ainsi imaginé traquer ses reliques jusque dans les musées.
Vendredi 8 juillet, nouvelle rencontre avec le dénommé "J.R" dont le délabrement physique a paru de plus en plus effrayant au point que je me suis risqué à lui demander s'il avait pris la sage résolution d'aller consulter un médecin. Réponse de l'intéressé: "Tous les examens que j'ai subis sont excellents", à croire que les toubibs qui l'ont ausculté n'avaient pas les yeux en face des trous pour constater dans quel état état déplorable il se trouvait.
Voûté comme un vieillard, le corps décharné avec son visage de plus en plus parcheminé, il m'a fixé de ses yeux vitreux en parlant avec la voix étouffée d'un moribond tout en ne pouvant réprimer d'inquiétants crachotements.
Celui qui il y a un an à peine se targuait de bondir avec ses chaussures de ville plus loin que le champion de france du saut en longueur a ajouté d'un ton fataliste qu'il était tout simplement épuisé d'avoir porté sans cesse des sacs aussi lourds que lui au cours de ses multiples virées dans des foires à la brocante pour me donner alors l'impression que la chine semblait finalement être un terrible travail de forçat.
Chiner sembleloin d'être synonyme de travaux forcés pour le débonnaire chineur appelé "Le Gai Coquelet", également connu sous le nom de "Gargamelle" qui aurait récemment mis la main sur une toile de Monet, une belle trouvaille qu'il aura cependant du mal à faire authentifier auprès de l'Institut Wildenstein après les déboires judiciaires subis par Guy Wildenstein, son patron. Bref, le tableau trouvé par notre chineur ne serait pour l'instant que du genre Monet de singe..