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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 710/1346
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    XXXVème Chapitre
    L'ANCIEN ELECTRICIEN DE PICASSO COURT-CIRCUITE PAR UNE MISE EN EXAMEN
    12 Juin 2011

    Samedi 11 juin, le quotidien "Le Monde" a révélé que l'ancien électricien Pierre Le Guennec et sa femme qui ont sans cesse affirmé avoir reçu en cadeau 271 oeuvres de la part du couple Picasso au début des années 1970 a été mis en examen pour recel le 3 mai dernier par le parquet de Grasse.

    L'enquête menée par l'Office central de lutte contre les trafics des biens culturels (OCB) n'a pas cependant pas clairement démontré si ces oeuvres d'une valeur totale de plus de 80 millions d'euros avaient été vraiment offertes par Jacqueline Picasso ou volées par l'ancien électricien âgé aujourd'hui de 71 ans.

    Après avoir gardé ses trésors sous le coude durant près de 40 ans, M. Le Guennec, qui avait travaillé pour le compte de Picasso de 1970 à sa mort, s'était décidé l'an dernier à les faire authentifier auprès des ayants-droit du peintre mais, stupéfaits de voir réapparaître un tel trésor, ceux-ci avaient déposé plainte pour vol en ne croyant pas un instant sa version.

    Demeurant à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), les époux Le Guennec n'ont eu de cesse de nier avec force avoir dérobé ces oeuvres majeures datant des années 1910-1920 dont ils n'imaginaient pas la véritable valeur mais un élément a joué contre eux lorsque les enquêteurs ont découvert avec étonnement qu'il figuraient parmi les héritiers de leur cousin Maurice Bresnu dit "Nounours" qui travailla comme le chauffeur de Picasso de 1967 à 1973 lequel lui aussi fut le récipendiaire de plusieurs oeuvres du maître appelées à être vendues à Drouot en décembre 2010 et que la famille Picasso a fait mettre sous séquestre en vue de déterminer si elles auss n'avaient pas été dérobées.

    La mise en examen des époux Le Guennec ne signifie cependant pas qu'ils soient accusés de vol d'autant plus qu'aucune plainte concernant la disparition de ces oeuvres n'avait été déposée depuis le début des années 1970 alors que la prescription pour un tel délit est normalement de 30 ans.

    Chargé de s'occuper des installations électriques, du système d'alarme et de divers travaux dans les maisons de Picasso situées sur la Côte d'Azur, M. Le Guennec alors âgé d'une trentaine d'années aurait ainsi reçu en cadeau 271 oeuvres au mas Notre-Dame-de-Vie à Mougins, où vivait alors le peintre entre 1970 et 1973. Bizarrement quand même, il les aurait oubliées dans son garage pendant quarante ans en n'ayant pas conscience de leur valeur avant de se décider à les soumettre pour expertise à la Picasso Administration.

    Parmi ces oeuvres figurent de nombreux dessins réunis en carnets, neuf collages cubistes, des gouaches, une trentaine de lithographies et des études de première importance pour les historiens d'art.

    Selon le parquet, la mise en examen des époux Le Guennec a été décidée en raison "des contradictions" entre leurs déclarations sur les circonstances du don en leur faveur et des "éléments factuels" fournis par la Picasso Administration qui a signalé que les oeuvres prétendument offertes ne pouvaient se trouver à Notre- Dame-de-Vie mais à la Villa La Californie à Cannes où le couple Picasso ne résidait plus.

    En outre, Picasso n'avait pour habitude de n'offrir que des oeuvres fraîchement réalisées qu'il signait au moment où il les donnait et non pas celles exécutées des années plus tôt, ce qui jetterait la suspicion sur ce cadeau plutôt royal, un ensemble dépourvu au passage de toute signature.

    Selon les témoignages recueillis ça et là par les enquêteurs de l'OCB, Picasso n'était pas du genre à se séparer si facilement d'oeuvres majeures. Il existe cependant une exception puisque selon un témoignage paru dans le livre de Michel Georgs-Michel " De Renoir à Picasso" (Arthème Fayard, 1954) signalant qu'à l'issue d'une visite de l'auteur à son atelier de Montrouge un jour de 1917 alors qu'il était à Rome en compagnie de Diaghilev, Picasso s'était étonné sans mauvaise arrière-pensée que celui-ci n'eût pas pris la peine d'emporter quelques oeuvres comme souvenir après lui avoir demandé d'y aller prendre une vingtaine de toiles pour les apporter en Italie.

    " As-tu vu mon chien à Montrouge", avait demandé Picasso.

    - Oui, il est venu gentiment vers moi.

    - Comment, il n'était pas attaché ? Et il n'a pas sauté sur toi ? Lui qui mord tout le monde ? C'est que vraiment il a senti un ami, tu sais...

    - Par contre, les fenêtres de ton atelier étaient ouvertes et n'importe qui aurait pu entrer chez toi, choisir des toiles...

    - Dis donc, j'espère que tu en as pris une dizaine pour toi ?

    - Une dizaine ! Mais pas une, Pablo...

    "Mais il fallait.. Pourquoi n'en as-tu pas pris ? Il fallait... Il fallait...", s'était écrié Picasso.

    Par ailleurs, les enquêteurs ont été intrigués de relever que Jacqueline Picasso avait offert en 1983 la somme de 540 000 francs (plus de 150 000 euros d'aujourd'hui) aux époux Le Guennec en plus des oeuvres prétendument données dix ans plus tôt, ce que ces derniers ont omis de révéler durant leurs auditions.

    Dernier point, les enquêteurs ont cherché à déterminer si Maurice Bresnu mort en 1991 avait fait entrer son cousin au service de Picasso et si les deux hommes auraient pu éventuellement s'arranger pour subtiliser des oeuvres de sa collection personnelle lorsqu'il s'absentait de sa propriété.

    Pour l'instant, l'enquête suit son cours, le parquet n'ayant pu établir son dossier que sur des présomptions sans qu'une preuve de vol de la part des deux hommes ne puisse être établie formellement.

    Faute de pouvoir prouver une provenance litigieuse de ces oeuvres, La Picasso Administration aurait alors du mal à s'opposer à leur revente par les époux Le Guennec ou plutôt leus héritiers car la bataille judiciaire qui s'annonce risquera à tout le moins de durer plus d'une décennie.

    Mardi 14 juin 2011, la police grecque a arrêté six pilleurs d'antiquités alors qu'ils creusaient un tunnel à l'aide d'explosifs alors qu'ils recherchaient les vestiges d'un temple antique.

    Informés par des villageois de l'existence vraisemblable de ce temple, ces six individus, quatre Grecs et deux Albanais, avaient déjà creusé leur tunnel sur une distance de 12 mètres au moment où ils ont été arrêtés sur les lieux par la police.

    La Grèce se trouvant au bord de la faillite, le nombre des pillages de sites antiques a considérablement augmenté durant ces deux dernières années et ce, au grand dam des autorités désormais à court d'argent pour les protéger.

    A Vienne, la commission autrichienne de restitution d'œuvres spoliées par les nazis a conseillé au musée de l'Albertina de rendre cinq dessins de l'artiste Egon Schiele aux héritiers de son ami, le marchand Karl Mayländer.

    La collection de ce dernier avait été spoliée par les nazis après sa déportation en 1941 dans un camp de concentration en Pologne. Depuis ces cinq dernières années, plusieurs institutions autrichiennes, notamment le Musée Leopold, ont été contraintes de restituer des œuvres volées par les nazis ou vendues de force à ceux-ci.

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