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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
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    XXXIVème Chapitre
    PAS D'ALIBI POUR KADHAFI
    06 Juin 2011

    Dimanche 5 juin 2010, la Grande-Bretagne a annoncé qu'en représaille à une frappe aérienne de l'Otan dans laquelle le fils et les petits-fils du colonel Kadhafi avaient été tués, des manifestants à la solde du régime de ce dernier avaient attaqué quelques jours plus tard des missions étrangères et brûlé l'ambassade britannique où plusieurs oeuvres d'art ont été détruites.

    Le ministère britannique des Affaires étrangères a précisé que le personnel de l'ambassade avait quitté celle-ci plusieurs semaines auparavant avant sa mise à sac. Selon celui-ci, au moins 13 oeuvres ont été détruites ou peut-être volées durant l'incendie qui a détruit le bâtiment.

    A Pau, la municipalité a annoncé avoir constaté que six tableaux du musée des Beaux-Arts mis en dépôt depuis des années dans une propriété lui appartenant avaient disparu lors d'un séminaire qui s'y était tenu le 17 mai. La disparition de ces oeuvres estimées au total à quelque 60 000 euros a été signalée à l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels chargé d'enquêter sur cette mystérieuse affaire.

    Rencontre dans l'après-midi avec un vieux chineur qui s'est dit persuadé de l'authenticité d'une oeuvre pointilliste attribuée à Seurat et d'une toile représentant MacBeth signées de Delacroix qu'il avait chinées il y a quelques années à Saint-Ouen. Il n'en reste pas moins que sa conviction n'est nullement une certitude tant que ces oeuvres n'auront pas été expertisées. Bref, l'espoir fait vivre...

    Mardi 7 juin au soir, les députés ont rejeté l'amendement prévoyant d'intégrer les œuvres d'arts dans l'assiette de l'ISF au grand soulagement des collectionneurs et professionnels du marché de l'art.

    Les œuvres d'art sont donc restées exonérées d'ISF depuis l'introduction de cet impôt en 1982 mais on a bien vu que de nombreux députés étaient déterminés à les y intégrer en pensant que cet amendement était un gage de justice fiscale en ne comprenant pas qu'il était stupide de taxer des choses achetées essentiellement par passion.

    A ce compte là, ils auraient pu tout aussi bien décider de taxer les vacances des Français au-delà de 3000 euros les 15 jours, les notes de restaurant dépassant les 100 euros par personne, les chaussures sur mesure facturées au-dessus de 1000 euros et je ne sais quoi encore.

    Il est néanmoins vrai que ces députés se sont focalisés sur certains prix démentiels atteints dans les salles de vente pour se dire qu'il était temps de taxer une certaine forme de spéculation constituant un biais pour échapper à l'impôt en oubliant que les petits malins friqués qui plaçaient de l'argent dans l'art ne les avaient pas tous attendus pour placer leurs collections à l'abri dans des paradis fiscaux où les transactions se font en toute discrétion et que leur initiative aurait finalement pénalisé les amoureux de l'art et le marché français en général.

    Pour le Président Nicolas Sarkozy l'adoption de cet amendement aurait été une « triste stupidité » et  pour le ministre du Budget François Baroin un « non sens culturel, économique et fiscal » qui aurait amené des détenteurs d'œuvres et des artistes à s'expatrier tout en ne manquant pas de nuire à la compétitivité du marché français.

    De plus, l'intégration des œuvres d'art dans l'ISF aurait constitué un véritable casse-tête pour appliquer cette disposition. Nombre de détenteurs d'œuvres se seraient déjà permis de ne pas les déclarer alors que d'autres possédant des tableaux ou des objets d'art transmis de génération en génération auraient bien en peine de déclarer leur valeur réelle au fisc. D'autres encore auraient bien été embêtés en vendant à des prix faramineux des œuvres jamais authentifiées auparavant pour prouver leur bonne foi aux agents des impôts en expliquant qu'ils ignoraient jusqu'alors posséder des trésors. Pourtant, il suffit de suivre l'actualité du marché pour découvrir que des estimations modestes de pièces proposées aux enchères sont pulvérisées chaque semaine à Drouot et ailleurs.

    Bien sûr, les plus riches ont par essence les moyens de s'offrir des œuvres de prix mais les députés qui ont proposé cet amendement ont oublié que nombre de collectionneurs ont sacrifié leurs économies pour assouvir leur amour de l'art sans pour autant posséder des fortunes. De toute manière, une taxe de plus-value de 5% est appliquée en France sur la vente de chaque œuvre détenue depuis moins de 12 ans et là, comme il n'a plus été question d'intégrer les œuvres d'art dans l'ISF, certains députés ont sauté sur l'occasion pour exiger que cette taxe soit relevée, L'ancien ministre et président du Parti radical Jean-Louis Borloo allant même jusqu'à suggérer de la mettre au même niveau que celle appliquée sur les bénéfices tirés de plus-values classiques, ce qui reviendrait aussi à couler le marché. Le moindre mal serait de la fixer au maximum à 8%. Aller au-delà, ce serait certainement encourager les tricheries en tout en genre.

     

     

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