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Biographies

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Auguste RENOIR par Adrian Darmon
Date naissance/Mort : 1841-1919
Nationalité : Français
Activité : Peintre et sculpteur
Fourchette de prix : Entre 300 000 et 75 millions €
Peindre le bonheur d'un instant, les femmes, les enfants, la campagne et un certain plaisir de vivre, tel fut le credo d'Auguste Renoir, un artiste impressionniste radieux qui resta fidèle à ses principes sa vie durant en tenant à rester à l'écart des mondanités.

Né à Limoges en 1841, Auguste Renoir fut le 6e et avant-dernier enfant de Léonard Renoir, tailleur de profession, et de Marguerite Merlet, une couturière, qui s'installèrent à Paris en 1844.

Issu d'un milieu modeste, il fut mis en apprentissage à l'âge de 13 ans auprès d'un peintre sur porcelaine mais en 1860, l'art du feu s'industrialisa avec les procédés de reproduction mécaniquen ce qui l'obligea gagner sa vie en décorant des stores ou des éventails.

Passionné par la peinture, il alla alors copier les maîtres anciens comme Rubens et Boucher au Louvre avant d'être admis en 1862 à l'école des Beaux-Arts où il suivit les cours de Gleyre en compagnie de Sisley, Monet et Bazille lequel ne jurait que par Manet dont l'importance était à ses yeux égale à celle de Giotto.

L'année suivante il découvrit l'atmosphère de la forêt de Fontainebleau en compagnie de ses amis et fit la connaissance de Narcisse Diaz qui lui conseilla de peindre des tableaux plus clairs.

Ayant quitté l'école des Beaux-Arts en 1864, Renoir présenta au Salon une « Esmeralda dansant » et peignit des portraits de commande.

Partageant un logement avec Sisley puis avec Bazille, il continua à se rendre dans la forêt de Fontainebleau et fit ensuite la connaissance de Pissarro et de Courbet qui l'inspira lorsqu'il réalisa en 1867 une Diane chasseresse, aujourd'hui à la National Gallery de Washington. Il peignit aussi à Bougival, Chatou et Argenteuil en s'attachant à reproduire des sujets de son temps en jouant de plus en plus sur les effets de lumière.

Travaillant en compagnie de Monet en 1869 à la « Grenouillère » près de Bougival, Renoir laissa son ami s'intéresser aux couleurs de l'eau par tous les temps en se concentrant pour sa part sur l'environnement du fleuve, les gens et l'atmosphère festive des guinguettes.

Encore sous l'influence de Courbet, Renoir porta alors son attention sur Delacroix auquel il rendit notamment hommage en peignant une odalisque (National Gallery, Washington) juste avant la guerre de 1870 durant laquelle il fut brièvement mobilisé et cantonné à Libourne.

Ayant perdu son ami Bazille, tué au combat, Renoir fut démobilisé en mars 1871 et se remit au travail. En 1872, il vendit quelques tableaux au marchand Durand-Ruel, auquel il avait été présenté par Pissarro et Monet, avant de travailler avec ce dernier et Caillebotte durant l'été à Argenteuil et de peindre un monumental tableau titré « Les Cavaliers au Bois de Boulogne », aujourd'hui au musée de Hambourg.

Plus à l'aise financièrement grâce au soutien de Durand-Ruel et de Théodore Duret, Renoir s'installa à Montmartre rue Saint-Georges et s'attela à réaliser le magnifique tableau titré « La Loge » (Courtauld Institute, Londres) montrant dans une loge de théâtre une jolie femme dans une robe splendide installée à côté d'un homme élégamment vêtu avec des jumelles vissées à ses yeux.

Face à ce tableau présenté lors de la première exposition des Impressionnistes chez Nadar, le spectateur est avant tout attiré par cette femme dans sa robe rayée de noir dont le bras droit et la main gantée sont légèrement appuyés sur la balustrade et dont le regard est empreint en même temps de douceur et de timidité alors que son compagnon semble scruter avec ses jumelles des gens installés plus haut en face de lui en oubliant sur le moment ce qui se passe sur la scène.

Renoir fit poser dans son atelier des modèles du monde ouvrier, notamment des fleuristes, des couturières ou des modistes de son quartier et les montra telles qu'elles étaient dans des attitudes coutumières en les représentant également nues dans la beauté de leur vingt ans.

Rendant sans cesse hommage à la féminité, Renoir se plut d'ailleurs à dire que sans la femme, il n'aurait pas été peintre.

Il peignit ensuite le « Moulin de la Galette » (Musée d'Orsay), une toile magnifique réalisée dans une floraison de couleurs chaudes et éclatantes, pleine de gaieté, d'insouciance, de mouvement et de vie montrant des gens bavardant autour d'une table et d'autres en train de danser.

Néanmoins, le succès se fit encore attendre car le public continua à ignorer les Impressionnistes et Renoir dut continuer à se charger d'honorer des commandes pour des portraits et des travaux de décoration, ce qui ne l'empêcha toutefois pas d'y apporter une touche toute personnelle.

Toujours adepte de l'Impressionnisme, il continua sereinement à produire des chefs d'œuvre comme « Le Déjeuner au bord de la rivière » ou « Sur la terrasse » avant de visiter l'Algérie, d'où il rapporta des toiles éblouissantes, et de peindre son superbe « Déjeuner des canotiers à Chatou » (Phillips Collection, Washington) montrant des hommes en tricot de corps autour d'une table ou portant des habits de printemps en compagnie de jeunes femmes sous une tente.

Il partit ensuite en Italie et ramena quelques vues de Venise, Florence, Rome ou Naples en revenant impressionné par l'œuvre de Raphaël et parles fresques de Pompéi. Après un séjour à l'Estaque auprès de Cézanne, il se rendit à nouveau en Algérie où il se familiarisa un peu plus avec les nuances du blanc, synonyme de la couleur en vogue dans ce pays.

Revenu à Paris à la fin du printemps de 1882, il épousa Aline Charigot, une jeune femme qui avait auparavant posé pour lui dans « Le Déjeuner des Canotiers » et produisit toute une série de peintures mettant en scène des nus tout en se mettant à douter de lui jusqu'à croire qu'il ne savait plus peindre ou dessiner.

Pensant avoir atteint ses limites, Renoir se crut en devoir de se consacrer plus au dessin et à réduire sa gamme de couleurs pour ses toiles, ce qui amena Pissarro à dire qu'il devenait incompréhensible.

Après une longue période de tâtonnements, il se mit à peindre des œuvres à l'aide de petites touches avec un pinceau plus libre en trouvant enfin le moyen d'harmoniser le dessin avec la couleur et de fondre les figures dans le paysage.

Au début de 1890, les Impressionnistes étant enfin sortis de l'ombre, Renoir put se libérer des contingentements matériels et travailler plus librement mais huit ans plus tard, les crises répétées de rhumatismes qui avaient commencé par l'handicaper le forcèrent à trouver un climat plus clément pour poursuivre son œuvre. Il s'absenta donc plus souvent de Paris pour peindre en Bourgogne et à Cagnes, dans le Midi, et continua ainsi à produire des paysages et des nus.

Les dernières années de sa vie n'entamèrent pas sa joie de vivre malgré le calvaire qu'il endura. Cloué dans un fauteuil roulant, il trouva le moyen de travailler en attachant son pinceau à ses doigts déformés tout en bénéficiant de l'aide précieuse de Richard Guino, un artiste qui savait interpréter ses désirs, pour réaliser des sculptures pleines de grâce.

Sachant sublimer d'un pinceau poétique les formes généreuses de ses modèles, Renoir se fit un devoir d'exprimer jusqu'au bout son plaisir de peindre avant de mourir à 78 ans à Cagnes où il s'était retiré.

Tout au long de sa vie, il resta un homme simple et bon qui veilla à cultiver l'humilité et à fuir les tapages et les mondanités en ayant cependant des opinions personnelles bien ancrées et parfois bornées. Après son mariage à 41 ans, il conserva les manies d'un vieux célibataire habitué le plus souvent à dormir seul et à prendre ses repas à heure fixe alors qu'en tant que peintre, il parvint à imposer un genre vraiment à part dans la représentation du nu tandis que Degas, son seul rival dans ce domaine, refusa d'être catalogué parmi les Impressionnistes.

Renoir fut le peintre d'un Impressionnisme empreint de douceur, voire aimable et mielleux, mais néanmoins représentatif d'une véritable joie de vivre, ce qui le différencia de Monet, surtout attiré par la nature et son atmosphère changeante en manifestant plus de spontanéité et de hardiesse au point de flirter avec l'abstraction à la fin de son existence. Les peintures de Renoir font parfois penser à des bonbons sucrés ou à cette gourmandise qui nous saisit à la vue d'un gâteau alors que celles de Monet provoquent le plus souvent des sensations vibrantes. On peut ainsi être amené à interpréter les effets de l'un comme comparables à une musique de quatuor et penser que ceux de l'autre sont plutôt pareils à une symphonie.

A.D




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