Le marché de l'art a connu un premier semestre soutenu avec de nombreux records de prix à la clé qui n'ont toutefois pas réussi à masquer un certain essoufflement dû à la crise des subprimes qui a affecté les places financières américaines et européennes et ce, malgré une clientèle russe et chinoise toujours active.
Les résultats ont été certes bons avec des enchères tonitruantes portées sur des oeuvres d'artistes modernes et contemporains, notamment Francis Bacon, Lucian Freud ou Andy Warhol que ce soit à Londres ou à New York où les maisons de vente Christie's et Sotheby's ont mené le bal mais les records n'ont pas réussi à faire souffler un vent d'optimisme car les acheteurs ont en général fait paradoxalement preuve de prudence.
Il faut retenir que ce premier semestre a duré près de sept mois et qu'il ne reste qu'un trimestre pour que le second se situe au même niveau, ce qui paraît difficile à réaliser vu que la crise des subprimes venues des USA a continué à faire des ravages sur les places financières.
Nombre d'acheteurs fortunés ont ainsi été affectés par cette crise, ce qui a eu pour effet de les rendre prudents sauf pour des oeuvres d'artistes censées leur apporter des plus-values dans les cinq ans à venir. Néanmoins, l'inflation galopante et l'absence d'une reprise économique en Europe risqueront tôt ou tard de constituer un frein à leur appétit.
On peut donc craindre un second semestre en recul par rapport au premier tout en espérant une stabilité pour le marché qui bénéficiera en 2009 des retombées de la vente de la magnifique collection d'art de feu Yves Saint-Laurent qui devrait totaliser plus de 500 millions d'euros, ce qui lui donnera un ballon d'oxygène sans toutefois avoir une quelconque incidence sur les ventes d'oeuvres de moyenne qualité qui ont été en constante régression depuis des mois.
De plus, un ralentissement de l'activité économique dans certains pays émergents comme la Chine, la Russie ou l'Inde n'est pas à écarter au vu des derniers indices enregistrés ce qui aura pour effet de réduire le nombre des acheteurs originaires de ces pays et de faire stagner les prix pour les oeuvres des artistes sur lesquels ils ont jusqu'à présent jeté leur dévolu.
L'économie mondiale a peiné pour se développer alors que les tensions ont subsisté dans certaines parties du globe. Il suffirait ainsi d'une nouvelle augmentation substantielle des prix des produits alimentaires et pétroliers pour la fragiliser un peu plus et mettre en difficulté les places boursières et financières, ce qui aura des incidences négatives sur le marché de l'art resté longtemps à l'abri des turbulences mais qui a semblé avoir désormais atteint ses limites.
Adrian Darmon
Le marché de l'art a connu un premier semestre soutenu avec de nombreux records de prix à la clé qui n'ont toutefois pas réussi à masquer un certain essoufflement dû à la crise des subprimes qui a affecté les places financières américaines et européennes et ce, malgré une clientèle russe et chinoise toujours active.
Les résultats ont été certes bons avec des enchères tonitruantes portées sur des oeuvres d'artistes modernes et contemporains, notamment Francis Bacon, Lucian Freud ou Andy Warhol que ce soit à Londres ou à New York où les maisons de vente Christie's et Sotheby's ont mené le bal mais les records n'ont pas réussi à faire souffler un vent d'optimisme car les acheteurs ont en général fait paradoxalement preuve de prudence.
Il faut retenir que ce premier semestre a duré près de sept mois et qu'il ne reste qu'un trimestre pour que le second se situe au même niveau, ce qui paraît difficile à réaliser vu que la crise des subprimes venues des USA a continué à faire des ravages sur les places financières.
Nombre d'acheteurs fortunés ont ainsi été affectés par cette crise, ce qui a eu pour effet de les rendre prudents sauf pour des oeuvres d'artistes censées leur apporter des plus-values dans les cinq ans à venir. Néanmoins, l'inflation galopante et l'absence d'une reprise économique en Europe risqueront tôt ou tard de constituer un frein à leur appétit.
On peut donc craindre un second semestre en recul par rapport au premier tout en espérant une stabilité pour le marché qui bénéficiera en 2009 des retombées de la vente de la magnifique collection d'art de feu Yves Saint-Laurent qui devrait totaliser plus de 500 millions d'euros, ce qui lui donnera un ballon d'oxygène sans toutefois avoir une quelconque incidence sur les ventes d'oeuvres de moyenne qualité qui ont été en constante régression depuis des mois.
De plus, un ralentissement de l'activité économique dans certains pays émergents comme la Chine, la Russie ou l'Inde n'est pas à écarter au vu des derniers indices enregistrés ce qui aura pour effet de réduire le nombre des acheteurs originaires de ces pays et de faire stagner les prix pour les oeuvres des artistes sur lesquels ils ont jusqu'à présent jeté leur dévolu.
L'économie mondiale a peiné pour se développer alors que les tensions ont subsisté dans certaines parties du globe. Il suffirait ainsi d'une nouvelle augmentation substantielle des prix des produits alimentaires et pétroliers pour la fragiliser un peu plus et mettre en difficulté les places boursières et financières, ce qui aura des incidences négatives sur le marché de l'art resté longtemps à l'abri des turbulences mais qui a semblé avoir désormais atteint ses limites.