Mardi 6 septembre, Gareth Griffiths, l'ancien directeur du British Empire and Commonwealth Museum démis de ses fonctions il y a six mois sous l'accusation d'avoir vendu des objets appartenant à cette institution sans l'autorisation de ses administrateurs, a annoncé son intention de porter plainte pour licenciement abusif.
Au départ, Griffiths s'était vu reprocher d'avoir vendu sans autorisation deux objets du musée, une statuette de bronze et un panneau de bois, dont au moins un au marchand londonien d'art ethnographique Douglas Barrett mais une enquête de la police a depuis révélé que ce sont 150 pièces qui auraient été négociées par l'ex-directeur du musée sans l'accord de son conseil d'administration, ce qu'a réfuté l'intéressé avec véhémence.
De son côté, le conseil d'administration du musée a soutenu n'avoir autorisé que la vente de pièces sans importance. Affaire à suivre…
Mercredi 7 septembre, la politique a pris le pas sur des raisons artistiques lorsque plusieurs artistes indiens ont décidé de renoncer à leur prochaine exposition au Musée d'Art de Tel Aviv pour manifester leur solidarité avec les Palestiniens.
Le musée israélien avait invité plusieurs artistes indiens, dont Anita Dube, Amar Kanwar, Nalini Malani ou Sakshi Gupta à participer au printemps 2012 à la première grande exposition sur l'Inde intitulée « Deconstructing India ».
Les quelque 21 artistes concernés ont expliqué qu'en refusant de participer à cette exposition, ils entendaient refuser de « légitimer la politique illégale, raciste et d'apartheid du gouvernement israélien contre le peuple de Palestine».
Après le gel des relations décidé par la Turquie, Israël se retrouve de plus en plus isolé sur la scène internationale alors que les pourparlers avec les Palestiniens sont restés au point mort. Reste à savoir si le boycott accru de l'Etat Hébreu est la meilleure manière de parvenir à la paix au Proche-Orient d'autant plus que par leur décision, ces artistes indiens ont indirectement cautionné le groupe extrémiste du Hamas qui de son côté a continué de nier l'existence d'Israël et même de prôner l'extermination des juifs.
A Washington, la cour fédérale a ordonné que la Hongrie soit poursuivie pour avoir refusé de rendre aux héritiers d'un collectionneur juif des œuvres d'art spoliées par le régime fasciste allié aux nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.
Les héritiers du banquier hongrois et collectionneur Mor Lipot Herzog réclamaient depuis 20 ans la restitution de ces œuvres. De guerre lasse, ils avaient déposé plainte contre l'Etat hongrois auprès de la cour fédérale de Washington laquelle a estimé. que leur plainte était recevable en rejetant l'argument du gouvernement hongrois selon lequel il ne pouvait être jugé par les Etats-Unis.
La cour a signalé que la Hongrie avait violé le droit international en s'emparant de ces œuvres et qu'elle pouvait donc être poursuivie aux Etats-Unis en vertu du Foreign Sovereign Immunities Act qui précise les conditions dans lesquelles un pays étranger peut être jugé par les tribunaux américains tout en admettant que les héritiers ne pouvaient prétendre qu'à la restitution que de 11 des 44 œuvres qu'ils réclamaient étant donné qu'ils avaient bénéficié d'une indemnisation partielle en vertu d'un accord américano-hongrois de 1973. Parmi ces œuvres estimées à quelque 100 millions de dollars figuraient notamment des tableaux de Zurbaran ou du Greco.
Dimanche 11 septembre, vide-grenier aux Orphelins d'Auteuil où certains chineurs se sont régalés de quelques belles trouvailles. On s'est rendu compte que les brocantes organisées dans les beaux quartiers étaient de loin les plus intéressantes.
Vendredi 16 septembre, rien d'emballant au marché aux Puces de Saint-Ouen sinon une Vanité de style caravagesque vendue pour quelque 2500 euros à Paul Bert et un Christ aux liens en bronze de la fin du XVIe siècle chiné au carré Voltaire. En attendant, les affaires ont eu du mal à reprendre au point que la désolation a gagné du côté du marché Serpette où quelques gros marchands n'ont pas fait de recette depuis des semaines. L'un deux, un marchand de tableaux habitué naguère à enregistrer de grosses ventes, a d'ailleurs avoué qu'il était désormais au plus mal à cause de la crise. Il faudra néanmoins attendre la reprise des ventes à Drouot pour se faire une idée plus précise de la situation.
Parlant de crise, celle qu'a subi un marchand de Saint-Ouen d'Arts Premiers spécialisé notamment dans les objets africains et indiens a été cardiaque, ce qui lui a valu une intervention d'urgence à l'hôpital alors qu'il se sentait avoir de ailes après un mois d'août euphorique au niveau de ses affaires
Ce dernier avait notamment déjeuné trois jours plus tôt avec la veuve d'un marchand canadien décédé brutalement après être entré en possession d'un fétiche zuni réputé maléfique. On ose espérer qu'il n'avait pas pris la fâcheuse décision de racheter cet objet inden de malheur.