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Les peintres fauves ne jouèrent avec les couleurs pures que durant à peine une décennie pour ensuite ne produire hélas que du dégriffé (AD)

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Le journal d'un fou d'art

Les fous d'art, ivres de savoir et de découvertes, riches ou moins nantis et sans cesse à l'affût des nouvelles relatives au marché de l'art, forment une belle légion à travers le monde. Sans eux, ce marché n'aurait donc sûrement rien de légendaire. Depuis plus d'une quinzaine d'années, Adrian Darmon a donc rassemblé à travers plus de 2200 pages de multiples anecdotes souvent croustillantes sur les chineurs, amateurs et autres acteurs de cet univers plutôt incroyable et parfois impitoyable.

  • Introduction et chapitres de 1 à 2
  • Chapitres 3 à 5
  • Chapitres 6 à 8
  • Chapitres 9 à 11
  • Chapitres 12 à 14
  • Chapitres 15 à 17
  • Chapitres 18 à 20
  • Chapitres 21 à 23
  • Chapitres 24 à 26
  • Chapitre 27 à 29
  • Chapitre 30 à 32
  • Chapitre 33 à 35
  • Chapitre 36 à 38
  • Chapitre 39 à 41
  • Chapitre 42 à 44
  • Chapitre 45 à 47
  • Chapitre 48 à 50
  • Chapitre 51 à 53
  • Chapitre 54 à 56
  • Chapitre 57 à 59
  • Chapitre 60 à 62
  • Page précédente 722/1346
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    XXXVème Chapitre
    NEW YORK SUE L'ART PAR TOUS SES PORES
    06 Septembre 2011
    Vendredi 2 septembre 2011, New York est toujours aussi magique avec cette multitude d'oeuvres d'art visibles à nombre de coins de rues comme les sculptures de la Malborough Gallery signées de Lipchitz, Botero ou Manolo Valdes exposées sous une arcade près de la 5e Avenue, l'immense "Love" de Robert Indiana placé sur la 6e, les immenses centres commerciaux, notamment celui du Time Warner à Colombus où trônent deux monumentales statues de Botero, et les dizaines d'oeuvres décorant Central Park où j'ai discuté avec le Prix Nobel Elie Wiesel venu là faire une promenade reposante loin du brouhaha incessant des artères de cette métropole grouillantes de monde.

    New York ne s'arrête jamais de respirer, de souffler, de hoqueter, de transpirer, de roucouler, de gémir ou de hurler avec cette population pluriethnique qui coule dans ses veines et lui donne une vigueur phénoménale. Pas étonnant que la ville la plus cosmopolite de la planète soit devenue et restée une source incomparable de créativité.

    L'art vibre partout dans ce gigantesque chaudron comme porté par un vent de liberté pour s'installer dans le métro ressemblant à une étuve, dans les hôtels transformés en galeries d'art, les boutiques aux décors incroyables et dans la rue comme à Houston Street où un émule de Basquiat a collé à même le trottoir des dessins étonnants qui feront peut-être de lui une nouvelle star du marché de l'art.

    A quelques mètres de là, j'ai rencontré Billy Leroy, un brocanteur bâti comme un roc au look de Gatsby le magnifique qui a attiré le tout-New York dans son immense tente dressée contre un immeuble remplie d'un incroyable bric à brac. Le bougre a notamment fait parler de lui il y a quelques années en subissant les foudres de la municipalité pour avoir récupéré et vendu de vieilles plaques émaillées de stations de métro.

    Accusé d'avoir détourné des biens municipaux, Leroy a finalement gagné contre la mairie en prouvant que ces plaques avaient été jetées à la décharge et que n'importe qui pouvait y aller se servir. Parmi celles-ci, Billy a trouvé un trésor inestimable, en l'occurrence un exemplaire de la station de Bowery portant un tag au feutre blanc d'un homme accroupi du pionnier du Street Art, le fameux Keith Haring en personne, un bijou datant du tout début des années 1980 qu'il a tenu à me montrer en me fixant  rendez-vous pour le lendemain.

    Samedi 3 septembre, promenade dans la 23e Rue du côté du célèbre Chelsea Hotel qui fut durant les années 1950 et 1960  le refuge et le vivier de nombreux écrivains et intellectuels qui plus tard se firent un nom. Greenwich Village et les environs étant désormais redevenus à la mode, le prix du mètre carré des appartements a explosé dans des quartiers où naguère il ne faisait pas bon de se promener le soir. Les choses ont bien changé à New York où fait hallucinant, les habitants trouvent de quoi se restaurer tous les dix mètres, à croire que la ville est peuplée d'affamés.

    Vers midi, nouvelle rencontre avec Billy au marché aux puces du Garage à l'angle de la 25e rue et de la 6e Avenue où on ne trouve que de la drouille. Là, il a sorti discrètement de son van la fameuse plaque recouverte du tag de Keith Haring qui débuta sa carrière d'artiste en graffitant les palissades et stations de métro de la ville à partir de 1978.

    Plus tard, Billy m'a narré autour d'un café l'histoire de Mister J., un marchand canadien féru de momies de toutes sortes qui entra un jour en possession de celle de Ramsès 1er qu'il revendit pour un prix conséquent à l'Etat égyptien.

    Ce marchand quelque peu déjanté qui empilait chez lui des momies et des effigies mortuaires provenant de tous les continents avait mis la main sur un fétiche indien zuni réputé maléfique. Peu de temps après l'avoir acquis, l'antiquaire est mort brutalement et sa compagne, inquiète de subir le même sort, a décidé de se défaire de cet objet portant malheur en le faisant passer discrètement aux Etats-Unis avec l'intention de le rendre au plus tôt à la tribu dont il était issu. Il y a ainsi des objets qu'il ne faut absolument pas toucher si on désire vivre longtemps. Ce marchand canadien aurait donc mieux fait de se montrer un peu plus superstitieux pour éviter de finir cloué dans un cercueil à l'âge de 57 ans.
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