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Le journal d'un fou d'art

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XXIIème Chapitre
Tajan prend du recul
01 Septembre 2004
Suite au rachat de sa société de vente par Rodica Stewart, une Américaine d'origine roumaine, Jacques Tajan a décidé au début du mois de septembre 2004 de prendre du recul en laissant à son fils François le soin de développer la maison de vente qu'il avait fondée.

Jacques Tajan était devenu à 26 ans l'associé de M° Etienne Ader qui dès la fin des années 1930 avait fait de son étude la première de France. Menant un combat incessant pour faire évoluer le statut moyenâgeux d'une profession figée dans le conservatisme sinon l'immobilisme, il fit dès lors pluq que son mieux pour préserver la première place occupée par son groupe.

En près de 40 ans, l'étude Tajan aura vendu plus de 2 millions de meubles, tableaux et objets d'art, organisé près de 150 ventes à l'étranger, recensé quelque 400 000 clients et permis de faire entrer près de 3 000 tableaux ou objets d'art dans les musées par donation, dation ou préemption.

Jacques Tajan n'a pas pour autant pris sa retraite puisqu'il continuera à diriger quelques ventes de prestige tout en se consacrant à la défense des intérêts du patrimoine culturel français et à la délivrance de conseils à ceux qui désireront le solliciter.

Charismatique et charmeur tout en étant un tantinet mégalomane, Jacques Tajan a eu une carrière bien remplie, marquée cependant par une propension à voir trop grand, ce qui lui a valu quelques échecs dus à des prises de risques parfois inconsidérés ainsi que quelques rappels à l'ordre de la chambre de discipline des commissaires-priseurs.

Ayant souvent été amené à jongler en raison d'une politique d'expansion ambitieuse, son plus grand regret aura été de n'être pas parvenu à devenir autonome financièrement pour prendre pleinement le contrôle de sa maison de vente en étant alors forcé de composer avec des partenaires financiers pas toujours en accord avec lui.

Vendredi 24 septembre 2004, Michael « le puits de science » a pris une nouvelle claque en apprenant que trois œuvres confiées à un commissaire-priseur, dont un tableau de jeunesse de Paul-Elie Gernez, avaient été rejetées par l'expert attaché à l'étude de ce dernier. Il s'est tout de même étonné du verdict délivré pour le Gernez pour la simple raison que s'il s'agissait d'un faux, le plagiaire aurait pris la peine de pondre une œuvre ressemblant étroitement à celles que l'artiste produisait et non de peindre un tableau atypique. Les experts ne voulant plus se mouiller du fait qu'ils sont tenus comme responsables de leurs avis, Michael a compris qu'il se devait d'apporter lui-même les preuves de l'authenticité de cette toile.

A la Biennale des Antiquaires, les professionnels ont été loin de se frotter les mains après avoir pensé que les pièces exceptionnelles présentées à l'occasion trouveraient sans peine des acheteurs malgré la crise. Seulement voilà, les prix affichés sur les stands ont été trop prohibitifs pour inciter des collectionneurs bien nantis à sortir leurs chéquiers. Moralité : le beau ne se négocie qu'à sa véritable valeur.

Samedi 25 septembre 2004, un stand spécialisé dans la vente de tableaux russes s'est ouvert rue Paul Bert à Saint-Ouen. Ce n'est pas le premier du genre, loin s'en faut, sauf que cette fois ci, il est animé par un couple de Russes qui a dû se dire qu'au lieu de vendre des croûtes à 50 euros l'unité à Moscou, il était plus intéressant de s'installer aux puces pour les proposer à plus de 500 euros. En train de subir la plus grave crise de son histoire, le plus célèbre marché d'antiquités de la planète s'est ainsi ouvert aux Européens de l'Est après les Africains, spécialisés dans les copies d'art primitif, et les Iraniens occupés surtout à vendre des tapis et des tissus de décoration. Tout en devenant cosmopolite, le marché a vu se réduire progressivement le nombre des brocanteurs qui faisaient sa gloire. Le monde a décidément bien changé.

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